Ban suit avec inquiétude la situation dans l’Est du Tchad – Onu

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, s’est déclaré mercredi préoccupé par le déploiement de troupes dans l’Est du Tchad où se trouvent les forces de la Mission de l’ONU.

« Le Secrétaire général suit l’évolution de la situation dans l’Est du Tchad avec une préoccupation croissante », indique un message transmis par sa porte-parole, Michèle Montas.

Ban Ki-moon appelle toutes les parties à « respecter le caractère humanitaire des opérations des Nations Unies et des organisations non gouvernementales (ONG) » dans cette région et à « s’abstenir de déployer des forces là où les humanitaires sont sous la protection de la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) ».

« Toute tentative de déstabilisation par des moyens violents est inacceptable » et « la MINURCAT agira dans le cadre de son mandat et de ses capacités pour protéger les civils menacés par des éléments armés », affirme le message.

Le Secrétaire général appelle aussi tous les Etats de la région à empêcher que leur territoire et leurs ressortissants ne soient utilisés pour aider des groupes armés.

Ban Ki-moon appelle le Tchad et le Soudan à régler leurs différends par des moyens diplomatiques et pacifiques et à redoubler d’efforts pour mettre en oeuvre l’accord de Doha, conclut le message.

M. Ban s’était dit dimanche préoccupé par les informations sur de récents renforcements et mouvements de troupes des deux côtés de la frontière entre le Tchad et le Soudan et avait appelé les deux pays à réduire les tensions.

De son côté, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) a également indiqué mercredi que les conditions humanitaires et sécuritaires s’étaient détériorées au Tchad et que cela avait empiré ces dernières semaines.

La livraison de fournitures humanitaires à près de 250.000 réfugiés soudanais et à 166.000 déplacés tchadiens pourrait être compromise du fait de l’insécurité.

Par précaution, le HCR conseille à son personnel de limiter ses déplacements, en particulier autour des villes de Goz Beida, de Kerfi et de Koukou, à moins de 100 km de la frontière avec le Soudan où il y aurait des tensions entre les troupes gouvernementales et des forces rebelles.


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