Tchad: le HCR réduit ses activités sur un site près de Goz Beïda – Afp

Le Haut commissariat de l’ONU (HCR) pour les réfugiés a annoncé jeudi à l’AFP avoir relocalisé son personnel et réduit ses activités sur un site de réfugiés et déplacés près de Goz Beïda, en raison de la situation « instable » dans l’est du Tchad.

« Pour le HCR, il n’y a maintenant sur place que deux personnes » à Koukou Angarana, à environ 50 km à l’est de Goz Beïda, « tout le reste de notre staff – en gros 18 personnes – a été relocalisé » à Goz Beïda, a déclaré Serge Malé, chef du HCR au Tchad, joint depuis Libreville.

Selon lui, Koukou Angarana abrite un camp d’environ 20.000 réfugiés soudanais et polarise des sites de déplacés tchadiens estimés à 40.000 personnes.

La relocalisation, qui se traduit « par une réduction des activités humanitaires », a été décidée mercredi soir « parce que le contexte général est trop volatile et trop instable », a expliqué M. Malé, en référence à la présence de colonnes de rebelles dans l’est du Tchad, où sont aussi déployées des forces gouvernementales, laissant présager des affrontements.

« Toutes les autres agences humanitaires ont fait la même chose. (…) Mais nous espérons que cela ne va pas durer », a-t-il ajouté.

Le HCR s’est « organisé » avec les réfugiés sur « un très court terme. Mais il faut qu’on puisse y retourner rapidement » pour éviter des répercussions majeures sur la situation humanitaire, a-t-il dit.

Mercredi, le Programme alimentaire mondial (PAM), avait annoncé avoir interrompu les distributions de nourriture dans le camp de réfugiés de Goz Amir, proche de Koukou Angarana, abritant quelque 22.000 personnes.

Les rebelles tchadiens, entrés depuis le 4 mai dans l’est du Tchad, ont affirmé mercredi qu’ils progressaient en visant comme « objectif final » N’Djamena. Le gouvernement tchadien a assuré qu’il les avait bombardés et qu’il n’y avait pas de combat au sol.


Commentaires sur facebook