L’Arche de Zoé mise en examen pour "escroquerie" – NouvelObs

L’association est également poursuivie en tant que personne morale pour « aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France » et « exercice illégal de l’activité d’intermédiaire en vue d’adoption ».

Les deux juges d’instructions qui enquêtent sur l’Arche de Zoé ont informé jeudi son président Eric Breteau que l’association est mise en examen en tant que personne morale, rapporte Le Parisien du vendredi 29 mai. L’association est poursuivie pour « aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France », « exercice illégal de l’activité d’intermédiaire en vue d’adoption » et « escroquerie ».
En octobre 2007, l’Arche de Zoé avait tenté de transférer 103 enfants africains présentés comme orphelins depuis le Tchad vers la France.

Breteau demande aux juges d’entendre Bernard Kouchner

Les deux magistrats ont informé Eric Breteau de la mise en examen de son association, alors que lui et sa compagne Emilie Lelouch, ont été une nouvelle fois entendus jeudi après-midi, relate Le Parisien. Le couple est toujours mis en examen pour les mêmes raisons que l’association.
Eric Breteau a été interrogé sur les accusations de deux ex-bénévoles de l’Arche de Zoé qui lui reprochent de les avoir trompés en ne les ayant pas avertis des réelles modalités de l’opération au Tchad. « Il ne s’agit que d’états d’âme, de propos mensongers », se défend le président de l’association, contacté par Le Parisien.
Il indique, par ailleurs, avoir demandé aux juges qu’ils entendent le ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, et la secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme Rama Yade, aux vues de « pièces diplomatiques troublantes apparues dans le dossier ».

« ll s’agissait d’une évacuation d’urgence« 

Le 25 octobre 2007, Eric Breteau, sa compagne et quatre autres personnes impliquées dans l’Arche de Zoé avaient été arrêtés à Abéché, au Tchad. Ils avaient été condamnés à huit ans de travaux forcés, avant que cette peine ne soit convertie en huit ans de prison ferme lors de leur rapatriement en France. En mars 2008, le président tchadien Idriss Deby avait décidé de les gracier.

Eric Breteau défend, encore aujourd’hui, son innocence. « ll s’agissait d’une évacuation d’urgence d’enfants victimes de la guerre au Darfour et de leur accueil bénévole en France », soutient Eric Breteau au Parisien.


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