Latronquière. Les collégiens découvrent le cinéma du Tchad – La Depêche

Les 6èmes et 5èmes sont allés voir récemment à St Céré le film de Mahamat-Saleh Haroun, « Abouna ». Réalisé en 2002, ce film tchadien narre l’histoire de 2 frères, Tahir, 15 ans, et Amine, 8 ans, qui constatent l’absence imprévue de leur père et qui partent à sa recherche. Les élèves nous ont livré leurs impressions après la séance.

DDM : Quel passage vous a particulièrement touché ?

Manon F. : Quand les 2 enfants ont su que leur père ne travaillait plus depuis 2 ans : cela veut dire qu’il leur avait menti.

Océane : Moi, c’est quand Tahir rencontre la fille muette.

Audrée : Quand Amine est mort car on ne s’y attendait pas.

DDM : Un critique a écrit que ce film « s’écoule comme un fleuve paisible. La contemplation guide cette errance initiatique, harmonieuse malgré les difficultés sociales, et plus tard la survenue d’un drame ». Qu’en pensez-vous ?

Marion : Je ne suis pas d’accord car la mort d’Amine et la folie de leur mère sont des moments tristes.

Aymerane : Le film pour moi ne « s’écoule pas comme un fleuve paisible ». Les difficultés sociales sont visibles. Dès le début du film, Amine va se savonner sans pouvoir se rincer à cause d’une coupure d’eau. Puis il meurt parce qu’un des garçons de l’école lui a caché son médicament.

DDM : Quelle image le film donne-t-il du Tchad et de l’école coranique ?

Cyril : Le film souligne la sévérité de l’école coranique car on fouette les écoliers qui ne sont pas sages. Ce film donne un aperçu de l’injustice dans ce pays.

Marion : Dans le film, l’école coranique est dure et autoritaire. Les punitions sont excessives et les enfants sont fouettés ou enchaînés selon la bêtise.

Margaux : Le film montre que le Tchad est un pays très pauvre et en grosse difficulté , mais il montre aussi que les habitants font avec ce qu’ils ont.


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