L’Arche de Zoé doit payer la dette civile – Afp

Le ministère français des Affaires étrangères a souligné aujourd’hui que la dette civile due aux victimes de l’affaire de L’Arche de Zoé devait être réglée par les membres de l’association et non par l’Etat français.

« La position française énoncée depuis avril 2008 » est que « la dette civile reste due par les membres de L’Arche de Zoé, condamnés par la justice tchadienne », a déclaré le porte-parole du Quai d’Orsay, Eric Chevallier, en réponse à une question sur des critiques du président tchadien Idriss Deby Itno. « L’Etat français ne saurait se substituer aux intéressés pour le règlement de cette dette », a ajouté le porte-parole.

En octobre 2007, six Français membres d’une « association humanitaire », L’Arche de Zoé, avaient été arrêtés au Tchad alors qu’ils tentaient d’exfiltrer vers la France 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour (ouest du Soudan). Des enquêtes d’organisations humanitaires internationales avaient ensuite établi que la quasi-totalité des enfants venaient de villages tchadiens proches de la frontière soudanaise et avaient au moins un parent en vie. Condamnés en décembre 2007 à huit ans de travaux forcés au Tchad, ils ont été transférés en France puis graciés par le président Deby en mars 2008. Désormais libres en France, ils restent sous le coup d’autres mises en examen par la justice française.

Dans un entretien à l’hebdomadaire Jeune Afrique, le président tchadien dénonce notamment le fait « que les dommages et intérêts revenant aux familles des victimes n’aient toujours pas été payés ». « D’autant que le président français Nicolas Sarkozy m’avait garanti que son pays allait contribuer à l’indemnisation des victimes », affirme-t-il. Les six membres de L’Arche de Zoé avaient été condamnés par la justice tchadienne à verser « solidairement » 6,3 millions d’euros aux familles des 103 enfants qu’ils avaient tenté d’exfiltrer vers la France.


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