Tchad et Centrafrique : La MINURCAT manque toujours d’hélicoptères – Onu

Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, appelle une nouvelle fois les Etats membres, dans un rapport publié lundi, à fournir les hélicoptères dont la Mission des Nations Unies en République centrafricaine et au Tchad (MINURCAT) a besoin pour assurer sa mission.

« Le Secrétariat n’a toujours pas reçu d’engagement concernant 11 des 18 hélicoptères militaires de manœuvre demandés. Le plan d’opérations militaires prévu suppose que la MINURCAT dispose de moyens de projection militaire et exige des hélicoptères capables de mener des opérations de jour et de nuit par tout temps. Je demande instamment aux États Membres de faire tout ce qui sera en leur pouvoir pour contribuer à répondre à ces besoins », écrit M. Ban dans ce rapport remis au Conseil de sécurité.

Le Secrétaire général note que la saison des pluies a amené une pause dans la spirale des affrontements entre les groupes de l’opposition armée tchadienne et le gouvernement du Tchad et qu’elle a obligé les bandits à réduire leurs activités. Elle a permis au Détachement intégré de sécurité (DIS) tchadien, à la MINURCAT et à son nouvel effectif d’entamer une phase de consolidation et de renforcement de leur capacité d’appui à l’action humanitaire, ajoute-t-il.

Selon lui, la MINURCAT a accompli des progrès constants, quoique limités, vers ses principaux objectifs. Avec la construction de ses bases avancées, la poursuite du déploiement de son effectif et le renforcement de ses capacités expéditionnaires, elle peut progressivement assurer la sécurité dans l’ensemble de sa zone d’opérations. De plus, la coordination entre le DIS et les services de la police et de la gendarmerie nationales a permis d’améliorer les procédures en matière de sécurité.

Ban Ki-moon estime néanmoins que la MINURCAT a besoin de l’engagement du gouvernement du Tchad et de ses partenaires pour réunir les conditions de son retrait, à savoir notamment le retour des réfugiés et des personnes déplacées.

Malheureusement, les initiatives de paix régionales restent au point mort du fait de tensions persistantes entre le Tchad et le Soudan. Le Groupe de contact de Dakar ne s’est pas réuni depuis novembre 2008, et l’engagement de Doha souscrit le 3 mai n’a pas été tenu. La poursuite des hostilités entre le Tchad et le Soudan éloigne les perspectives de règlement des conflits au Darfour et dans l’est du Tchad et ne fait qu’aggraver le sort des populations civiles des deux régions, note le rapport.


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