Tchad: les ravisseurs de l’humanitaire français enlevé lundi demandent une rançon – Afp

Les ravisseurs de l’employé français du CICR enlevé lundi dans l’est du Tchad ont exigé un million d’euros contre sa libération, a appris vendredi l’AFP auprès d’une source proche de la Coordination nationale d’appui à la force internationale à l’est du Tchad.

« L’otage a téléphoné jeudi à ses responsables à N’Djamena pour leur dire que (ses ravisseurs) demandent un million d’euros avant de le libérer, sans donner d’autres précisions », a indiqué cette source sous couvert d’anonymat.

Employé par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Laurent Maurice, un agronome qui était dans la région pour évaluer les récentes récoltes, a été enlevé lundi soir par plusieurs hommes armés dans le village de Kawa, à dix kilomètres de la frontière avec le Soudan.

Un responsable de la Coordination nationale d’appui à la force internationale à l’est du Tchad (Conafit, organisme officiel chargé de faire le lien entre les organisations humanitaires, les autorités et la force internationale déployée au Tchad), le général tchadien Oki Dagache, avait alors évoqué des « malfrats venus du Soudan ».

Selon lui, les ravisseurs sont retournés avec leur otage en territoire soudanais, au Darfour (province de l’ouest du Soudan en proie à la guerre civile).

Suite à cet enlèvement, le CICR a décidé de suspendre ses activités dans la région.

Après avoir critiqué, mardi, le CICR et l’ONG Médecins sans frontières (MSF) qui refusent les escortes armées, le général Dagache a demandé vendredi à toutes les organisations humanitaires de désormais « coordonner » tous leurs déplacements « avec la Conafit et le commandant des opérations du détachement intégré de la sécurité (DIS), basés à Abéché ».

« Le non respect de cette procédure, outre qu’il entraînerait de graves risques pour la vie de vos personnels, pourrait également, en cas d’incident grave, porter atteinte à l’image du Tchad », a-t-il déclaré lors d’une réunion regroupant toutes les organisations humanitaires opérant dans le pays.

« Toute organisation qui ne se conformera pas à cet impératif de coordination et d’information pourra voir ses activités dans ces zones (est du Tchad) remises en cause », a averti le général Dagache.


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