Centrafrique: la femme de Charles Massi veut "faire la lumière" sur son sort – Afp

L’épouse française de l’ex-ministre et chef rebelle centrafricain Charles Massi a affirmé jeudi à l’AFP être venue à Bangui pour « faire la lumière » sur le sort de son époux, qui serait en détention selon certaines sources, et dont elle dit être sans nouvelles depuis près d’un mois.

« Je suis à Bangui (depuis mercredi soir) pour voir (…) comment tirer cette affaire au clair (…) Je dois absolument connaître la vérité sur ce qui est arrivé à Charles », a déclaré par téléphone Denise Massi, qui est établie en France depuis le limogeage de son mari du gouvernement, début 2009.

« Je vais me renseigner sur la situation exacte de mon mari, et donner une conférence de presse pour situer l’opinion nationale et internationale », a-t-elle dit, ajoutant être sans nouvelles de lui depuis le 18 décembre.

Le 10 janvier, une source militaire centrafricaine avait affirmé à l’AFP que Charles Massi avait été arrêté et était détenu « dans une prison à Bangui », confirmant en partie des informations données la veille par sa famille.

L’arrestation se serait déroulée « au Tchad entre le 1er et le 2 janvier » et M. Massi aurait ensuite été « remis aux autorités centrafricaines par le Tchad », avait indiqué cette source

« Il est détenu dans une prison à Bangui », avait ajouté cette source, démentant des rumeurs sur son décès sans toutefois donner plus de précisions.

Le 9 janvier, la femme de Charles Massi avait fait état d’informations officieuses évoquant son arrestation et son incarcération à Bossembélé (150 km au nord-ouest de Bangui). « Il a été tabassé et il est dans un état lamentable, dans un état critique, m’a-t-on dit », avait-elle déclaré.

Charles Massi, 57 ans, a été plusieurs fois ministre et est le principal dirigeant de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), une rébellion active dans le nord-ouest de la Centrafrique.

En mai, il avait été arrêté dans le sud tchadien alors qu’il tentait d’aller en Centrafrique, selon N’Djamena, qui l’avait emprisonné notamment pour « tentative de déstabilisation d’un pays voisin » avant de le libérer le 8 juillet.

Son mouvement, la CPJP, a été impliqué depuis février 2009 dans plusieurs accrochages avec l’armée centrafricaine, marqués par des combats meurtriers.


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