Tchad : "La France doit dire ce qu’elle sait" sur la disparition de l’opposant Ibni, selon deux ONG – Le Monde

Deux ans après la disparition, à N’Djamena, d’Ibni Oumar Mahamat Saleh, deux organisations non gouvernementales françaises ont « exhorté » la France, mercredi 3 février, à » exercer davantage de pressions sur les autorités tchadiennes pour qu’elles révèlent immédiatement le sort » de cet opposant tchadien.

Amnesty International et l’Action des chrétiens pour l’abolition de la torture demandent aux autorités françaises de « livrer à la famille de M. Saleh tous les renseignements en leur possession ». Elles rappellent la promesse de M. Sarkozy, en février 2008 : « La France veut la vérité et je ne céderai pas sur ce point. » « Il doit dire ce que la France sait », a déclaré, mercredi, Gaëtan Gorce, député (PS) de la Nièvre, partisan de la création d’une commission d’enquête parlementaire. A N’Djamena, l’opposant Saleh Kebzaboh a déploré que le gouvernement tchadien « joue sur le temps ». Ibni Oumar Saleh serait mort en février 2008 après son arrestation lors de la contre-offensive menée par l’armée tchadienne visant les rebelles qui voulaient s’emparer du pouvoir.


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