Minurcat: début de nouvelles discussions Tchad-ONU le 22 mars – Afp

Les autorités tchadiennes et l’ONU engageront le 22 mars de nouvelles discussions sur l’avenir de la Minurcat, mission de paix des Nations unies dont N’Djamena demande le retrait rapide, a déclaré lundi à l’AFP à Abéché (est tchadien) le chef de la Minurcat.

« Les nouvelles discussions avec les autorités tchadiennes débuteront le 22 mars 2010 à N’Djamena, nous attendons des instructions claire du Conseil de sécurité pour (en) définir les paramètres », a affirmé Victor da Silva Angelo, représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Minurcat.

Il s’exprimait en marge d’une cérémonie officielle marquant le premier anniversaire du passage de relais entre l’Eufor, la Force de l’Union européenne, et la Minurcat, qui est aussi déployée en Centrafrique.

Vendredi, le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé de deux mois le mandat de la Minurcat, qui expirait ce lundi, pour donner du temps aux négociations sur son avenir avec le président tchadien Idriss Deby Itno.

Le président Deby, qui s’opposait au renouvellement de ce mandat, avait offert de le prolonger de deux mois, jusqu’au 15 mai, lors d’une visite du chef du département de maintien de la paix de l’ONU, Alain Le Roy, à N’Djamena fin février-début mars.

« Je dois vous dire que nous, aussi bien le Tchad que les Nations unies, cherchons à nous entendre. Nous essayons à tout prix de ne pas arriver à une situation de rupture », a assuré Victor Angelo.

« C’est sur cette nouvelle approche que nous allons entamer les discussions », qui porteront « sur la présence de la Minurcat après le 15 mai 2010, sur le nombre des civils et des militaires qui resteront et quelles seront les tâches », a-t-il expliqué.

« Au cours de ces discussions, nous allons également définir un chronogramme des activités à mener d’ici à la fin de 2010 », a-t-il ajouté.

Faisant le bilan de l’année écoulée, Victor Angelo a estimé que la Minurcat avait notamment « favorisé le dialogue intercommunautaire, assuré la formation des 850 éléments du Détachement intégré de sécurité (DIS) », les policiers et gendarmes formés par l’ONU pour veiller sur les camps de réfugiés.

La mission, qui dispose de 3.569 militaires et policiers, a aussi « formé des juges de paix pour le rétablissement de la justice et lutté contre l’impunité ».

La Minurcat a été créée en 2007 pour assurer la sécurité des réfugiés et déplacés au Tchad et en Centrafrique, favoriser le retour volontaire des réfugiés et faciliter l’aide humanitaire dans des zones affectées par des attaques et par la guerre au Darfour, dans l’ouest du Soudan voisin.

Craignant pour la sécurité de ces personnes, l’ONU et plusieurs ONG ont exprimé de sérieuses réserves à l’idée d’un éventuel retrait de la composante militaire de la Minurcat.


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