Soudan: arrestation de 15 rebelles du Darfour libérés récemment – Afp

Les autorités soudanaises ont arrêté quinze rebelles du Darfour libérés récemment dans la foulée d’un accord politique avec la rébellion qui tarde à se concrétiser, a indiqué mercredi leur avocat.

« Quinze membres du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM) qui avaient été libérés, ont été arrêtés alors qu’ils se rendaient à el-Facher », capitale historique du Darfour, région de l’ouest du Soudan en proie à la guerre civile, a déclaré à l’AFP Adam Bakr Hassab.

L’avocat n’a pas été en mesure de déterminer les raisons de ces nouvelles arrestations.

Khartoum avait libéré fin février 57 membres de ce groupe rebelle dans la foulée de la signature à Doha, au Qatar, d’un accord cadre incluant un cessez-le-feu et prévoyant la tenue de négociations directes qui devaient déboucher sur une paix définitive le 15 mars.

Mais les négociations directes n’ont jamais véritablement commencé, ont indiqué des sources concordantes à l’AFP.

Le JEM insiste, dans ces déclarations publiques, sur un report des élections – législatives, présidentielle et régionales – prévues en avril afin de pouvoir se transformer en parti politique et ainsi participer au scrutin. Mais le gouvernement insiste pour ne pas reporter ces premières élections multipartites depuis 1986.

Le gouvernement soudanais « préfère les élections à un accord de paix », a déclaré à l’AFP Ahmed Hussein, porte-parole officiel du JEM. « Ces élections vont approfondir la crise, plutôt que de régler les problèmes du Soudan », a-t-il ajouté.

Khartoum « veut absorber le JEM dans le régime en nous offrant des postes, mais nous nous focalisons sur la liberté, la justice des Soudanais. Nous allons dans des directions opposées », a-t-il ajouté.

Plusieurs partis d’opposition ont aussi demandé un report des élections, mais se font progressivement à l’idée du scrutin.

Le gouvernement soudanais et une faction rebelle minoritaire du Darfour, le Mouvement de la libération pour la justice (MLJ), fusion récente de cinq petites factions de la rébellion, doivent signer jeudi à Doha un accord politique.


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