Un Homme qui crie, de Mahamat-Saleh Haroun – L’Express

Le film en une phrase: Le Tchad pour la première fois représentée en officielle à Cannes avec ce drame autour de la déchéance d’un homme dans un pays en pleine mutation.

L’enjeu: Mahamat-Salem Haroun est le premier cinéaste tchadien de l’histoire à présenter un long métrage en compétition officielle. L’homme de 50 ans qui a étudié le cinéma et le journalisme en France est déjà venue sur la croisette à la Quinzaine des Réalisateurs avec Abouna en 2002. Mais c’est avec Daratt, saison sèche, Prix Spécial du Jury au Festival de Venise en 2006 qu’il se fait réellement connaître sur la scène internationale. Un homme qui crie est son quatrième long-métrage. Comme pour son précédent film, le Tchad d’aujourd’hui, en proie à une incessante guerre civile depuis son indépendance au début des année soixante, sert de toile de fond à un drame intime.

Nous suivons ici Adam, un sexuagénaire, ancien champion de natation qui doit céder à son fils Abdel, sa place de maître nageur dans un palace de N’Dajamena fraichement racheté par des chinois. Malheureusement Abdel est harcelé par le gouvernement pour participer à « l’effort de guerre ». Sans l’aide financière de son fils, Adam voit son avenir proche s’assombrir. Le titre du film est inspiré d’une citation de l’écrivain Aimé Césaire: « Un homme qui crie n’est pas un ours qui danse. »

L’info en plus: Ce cinéaste tchadien de 50 ans a d’abord étudié le cinéma à Paris puis le journalisme à Bordeaux. Il signe son premier long Bye-bye Africa en 1999, puis Abouna en 2002, Daratt, saison sèche en 2006. Tous ses films ont été vu dans des grands festivals internationaux (Venise, Cannes…).


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