Auprès d’Hissène, 18 mois – Unicef

Reportage auprès des enfants malnutris du Tchad, dans un centre de nutrition à Moussoro dans la région semi-aride du Sahel.

Lorsqu’il arrive au centre de nutrition de Moussoro, soutenu par l’Unicef, Hissène, 18 mois, a besoin d’être soigné. Fatimé, une responsable de la nutrition, reconnaît immédiatement les symptômes. Quand elle mesure la circonférence du bras d’Hissène, le marqueur du bracelet passe dans la zone rouge. Signe de danger.

Malade depuis deux mois…

Tandis qu’Hissène et sa mère, Eta Brahim, attendent, d’autres mamans arrivent avec leurs enfants. Ils sont nombreux à souffrir également de malnutrition sévère aiguë. Ces enfants ont besoin d’une alimentation spéciale et de soins médicaux pour se rétablir. Dans les centres comme celui-ci, les mères reçoivent chaque semaine des aliments thérapeutiques pour leurs enfants.

Hissène rencontre un agent chargé de la nutrition et reçoit un sachet d’aliments thérapeutiques prêt à l’emploi. D’abord, l’enfant affaibli tousse et refuse la préparation. Mais Eta Brahim poursuit ses tentatives, plaçant pour lui sur son doigt un peu de la substance à base d’arachide qui ressemble à du beurre. Hissène l’avale finalement.

Cet enfant sous-alimenté est malade depuis environ deux mois. Mais sa mère n’avait pas l’argent pour l’amener en ville. Alors, une équipe mobile lui a dit de se rendre à Moussoro pour obtenir une aide immédiate. Le jour suivant, à l’aube, elle est partie avec Hissène. Son mari est resté avec leurs quatre autres enfants et leur troupeau d’animaux.

Le dire au reste du monde

Hissène attrape le paquet de nourriture thérapeutique aux couleurs vives et crie pour en avoir davantage. L’appétit lui revient. Eta Brahim sourit. L’enfant se remettra bientôt.

La maman du jeune Hissène raconte que toute la famille se nourrit actuellement de maïs, une céréale bon marché qui est le seul aliment que la plupart des foyers peuvent ici s’offrir. Mais cela n’est pas suffisant pour les jeunes enfants qui ont besoin de davantage de nutriments pour grandir.

Eta Brahim ne sait pas ce qui arriverait s’il elle n’avait plus de chèvres à vendre. « Nous vivons au jour le jour et espérons. Peut-être que si vous dites au reste du monde ce qui se passe ici, on nous aidera. »


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