Le président tchadien favorable à l’idée de Bernard Kouchner – Reuters

Le président Idriss Deby s’est dit favorable à la proposition de Bernard Kouchner d’envoyer une force internationale dans le sud-est du pays, où se réfugient des milliers d’exilés venus du Darfour.

Le président tchadien Idriss Déby a donné des signes d’une possible inflexion de son opposition au déploiement d’une force militaire de l’Union européenne ou de l’Onu dans l’Est, à la frontière avec la région soudanaise du Darfour, dimanche 10 juin.

Après une rencontre avec le chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner, Déby a été interrogé par des journalistes sur l’éventualité d’un tel déploiement, et il a répondu: « Pourquoi pas ? »

Déby a ajouté que les modalités de cette opération seraient rendues publiques avant le 25 juin, date à laquelle les ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays concernés doivent se réunir à l’initiative de la France.

« Nous sommes d’accord sur le principe d’un déploiement, mais il reste des problèmes à résoudre, sur lesquelles nous devons nous accorder. Les résultats de ces discussions seront rendus publics avant le 25 de ce mois. Les débats porteront sur la composition de cette force internationale« , a déclaré Déby.

« Nous proposons ceci à la communauté internationale depuis 2004« , a-t-il ajouté.

Protéger les réfugiés

Jusqu’ici, le Tchad n’envisageait que le déploiement d’une force de police internationale dans ce secteur rendu instable par le conflit au Darfour voisin et abritant des camps de réfugiés soudanais.

Le Tchad doit accueillir un grand nombre de réfugiés soudanais fuyant le Darfour, lutter contre les violences qui émanent de cette région et faire face à une rébellion locale.

N’Djamena a plusieurs fois appelé à une aide internationale pour protéger les réfugiés, dans l’Est, de ce qu’elle a parfois qualifié d’agression soudanaise.

Mais soumis à de fortes pressions internationales, le gouvernement a insisté pour qu’une force internationale déployée au Tchad soit composée de policiers et de gendarmes, et non de soldats.

Le Premier ministre Nouradine Deloua Kassire Coumakoye a estimé il y a deux semaines qu’une force militaire internationale pourrait être perçue comme une menace par les pays voisins. (Reuters)


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