Arche de Zoé: "on ignore si ce sont des orphelins et d’où ils viennent" – Afp

Les organisations humanitaires « ignorent pour le moment si les 103 enfants (de l’affaire de l’Arche de Zoé au Tchad) sont ou non orphelins et d’où ils viennent« , a indiqué mardi matin à Genève une porte-parole de l’Unicef.

Des membres du Comité international de la Croix Rouge (CICR) « interrogent un par un les enfants » à Abéché (Tchad), a indiqué la porte-parole de l’Unicef Véronique Taveau lors d’un point de presse.

« Pour le moment, nous ne savons pas si les enfants sont ou non des orphelins, et nous ne savons pas d’où ils viennent« , a-t-elle déclaré.

Le CICR mène des entretiens « avec les enfants les plus âgés pour savoir d’où ils viennent« , a confirmé une porte-parole de la Croix Rouge internationale, Anna Schaaf.

« Les enfants sont interrogés un par un dans un contexte qui se veut le plus favorable aux enfants pour parvenir à les mettre en confiance et recueillir les informations nécessaires« , a précisé la porte-parole du Fonds des Nations Unies pour l’enfance.

L’Unicef et le Haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) « assistent sans intervenir » au travail d’enquête du CICR, a encore indiqué Mme Taveau.

« Une fois les entretiens terminés et les informations vérifiées, c’est le gouvernement tchadien qui rendra publiques les informations recueillies« , a-t-elle ajouté.

« Les enfants vont plutôt bien« , ils sont assistés par l’Unicef, le CICR, le HCR, le Programme alimentaire mondial (PAM) et la Croix Rouge tchadienne qui ont fourni de la nourriture, des médicaments ainsi que des jouets, a indiqué l’Unicef, qui « forme actuellement quarante animateurs qui vont aider les enfants dans leur quotidien« .

L’Unicef a condamné la semaine dernière la tentative « d’enlèvement » des enfants en estimant que « ce qui s’est passé au Tchad et la manière dont ça s’est passé est à la fois illégal et irresponsable« .

« Ca s’est passé en violation de toutes les règles internationales« , avait souligné Mme Véronique Taveau.

Selon la Convention de La Haye sur l’adoption internationale de 1993, « dans le cas où des enfants seraient séparés de leurs parents à cause d’une guerre ou d’une catastrophe naturelle, on ne peut tenir pour acquis qu’ils n’ont plus aucun proches ni parents vivants« , avait rappelé la représentante de l’Unicef.

« Ils ne peuvent donc pas être pris en compte pour l’adoption internationale et la priorité devrait être donnée à la recherche de leurs familles« , avait-elle souligné


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