L’Arche de Zoé devant la Cour d’appel de Paris – Rfi

L’un des six membres de l’Arche de Zoé, condamné en 2007 au Tchad pour tentative d’enlèvement d’enfants se présentera, mercredi 1er septembre, devant la Cour d’appel de Paris pour contester sa condamnation. Pour Alain Péligat, qui veut laver son honneur, la grâce accordée par le président tchadien Idriss Deby n’est pas suffisante.

Alain Péligat n’accepte pas d’avoir été condamné par un tribunal tchadien, en 2007, pour tentative d’enlèvement d’enfants. Arrêté et condamné à huit ans de travaux forcés, avec cinq autres membres de l’Arche de Zoé, une association française qui affirmait avoir voulu aider des « orphelins », il avait été rapatrié en France, au terme d’intenses négociations diplomatiques entre Paris et Ndjamena. La peine des six hommes avait été commuée en huit ans d’emprisonnement, en 2008, par un tribunal de Créteil. Puis rapidement, ils avaient été grâciés par le président tchadien, Idriss Deby.

Un premier recours

Mais malgré cette grâce, Alain Péligat plaide son innocence et souhaite voir annuler sa condamnation. « J’estime ne rien avoir fait de mal. Je ne suis pas parti enlever des enfants, je suis parti aider des enfants (…) Je fais de l’humanitaire depuis 30 ans, ce n’est pas pour partir, à 56 ans, pour enlever des enfants. » Alain Péligat tente un premier recours devant la Cour d’appel de Paris, mais se dit prêt à aller jusqu’à la Cour européenne des droits de l’homme.

La justice tchadienne montrée du doigt

« J’irai jusqu’au bout, a-t-il déclaré au micro de RFI. Je veux faire reconnaître que ce procès n’a pas été équitable, ce n’était qu’une parodie de justice. C’est inquiétant de voir un pays comme le Tchad où la justice n’est pas libre, pas indépendante ». Pour l’humanitaire, « la justice tchadienne a raté l’occasion de montrer qu’elle était libre et indépendante. Les différents acteurs de la justice tchadienne n’ont pas eu d’autre choix que de me condamner, et je ne peux pas accepter ».


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