Paris a saisi le président Deby du cas des journalistes arrêtés au Tchad – Le monde

La France a saisi le président Idriss Deby Itno du cas des journalistes arrêtés jeudi à Abéché (est du Tchad) aux côtés des membres de l’association l’Arche de Zoé, a déclaré mardi le ministère des Affaires étrangères.

« Nous sommes intervenus auprès des autorités tchadiennes pour souligner leur qualité de journalistes et leur demander de prendre en compte cette qualité dans les décisions qui seraient prises« , a dit à la presse la porte-parole du ministère, Pascale Andréani.

« Le président Deby nous a fait savoir qu’il avait bien reçu le message » et qu’il était « tout à fait conscient de la nature particulière de l’activité des journalistes« , a ajouté la porte-parole.

« Dans la mesure où ils étaient là en exerçant leurs activités de journalistes, ils doivent être traités comme tels« , a dit Mme Andréani.

De son côté, le conseiller spécial du ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner, Eric Chevalier, a estimé sur RTL que les autorités tchadiennes « finiront par accepter » que les personnes exerçant une activité journalistique ne soient pas « traitées de la même façon » que les responsables de l’opération.

Parmi les neuf Français arrêtés figurent trois journalistes : Marc Garmirian, reporter de l’agence Capa, qui a fait un reportage très critique sur les activités de l’Arche de Zoé diffusé lundi, Jean-Daniel Guillou, photographe de l’agence Synchro X et Marie-Agnès Peleran, journaliste à France 3 Méditerranée. Cette dernière a été arrêtée au Tchad alors qu’elle y était en « congé humanitaire de solidarité« , selon sa chaîne.

Reporters sans frontières (RSF) a demandé dimanche la « libération immédiate » des deux premiers, estimant que les conditions dans lesquelles Marie-Agnès Peleran s’était retrouvée là-bas n’étaient « pas les mêmes ».

Le comité de soutien à cette journaliste s’est en revanche déclaré « scandalisé des allégations de RSF » mettant en cause son statut.


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