La force de paix de l’ONU quitte sa base du nord du Tchad – Afp

La force de paix de l’ONU déployée au Tchad et en Centrafrique a officiellement remis vendredi aux Tchadiens sa base d’Iriba (nord tchadien) dans le cadre de son programme de retrait définitif du pays avant fin décembre, a annoncé à l’AFP un haut responsable tchadien.

« La Minurcat (Mission des Nations unies en République centrafricaine et au Tchad) nous rétrocédé le camp d’Iriba, qui couvre le secteur Nord », a déclaré le général Oki Dagache, représentant spécial du président tchadien Idriss Deby Itno auprès de la Minurcat.

« La remise de ce camp s’inscrit dans le cadre de la phase (de retrait) des éléments de la Minurcat entamé depuis le 15 octobre 2010 et qui doit prendre fin d’ici au 15 décembre », a ajouté le général Oki Dagache, de retour d’Iriba.

Demandé par le président Deby, le retrait de la Minurcat a été accepté par le Conseil de sécurité dans sa résolution 1923 adoptée le 25 mai. Selon le schéma approuvé, la composante militaire a été réduite à quelque 2.200 hommes (1.900 au Tchad et 300 en Centrafrique) jusqu’à la mi-juillet. La seconde phase de retrait, engagée mi-octobre, concerne les forces restantes et la composante civile (un millier de personnes).

La Minurcat avait pris en mars 2009 le relais de la Force européenne Eufor, avec pour mission d’assurer la sécurité des déplacés et réfugiés (soudanais et centrafricains notamment) dans l’est du Tchad et le nord-est de la Centrafrique, de favoriser leur retour volontaire et de faciliter l’aide humanitaire.

« Le 25 novembre, aura lieu la remise du camp de la ville d’Abeché (est tchadien) avec le départ du dernier soldat de l’ONU. Et suivront les autres camps d’ici à la fin du mois de novembre », a indiqué le général Oki Dagache.

« Tous les camps qui seront rétrocédés à l’Etat tchadien seront occupés par les Détachements intégrés de la sécurité (DIS, forces de sécurité formés par l’ONU pour veiller sur les camps de réfugiés) et par les gendarmes tchadiens qui auront à suppléer les forces de la Minurcat », a-t-il dit.

Aucune estimation n’avait pu être immédiatement obtenue sur l’étendue de la zone couverte à partir de la base d’Iriba et les effectifs et nationalités des contingents qui y ont été déployés.


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