Crise alimentaire au Niger, Tchad et au Mali: Oxfam fait le point de la situation – Sudonline

Mbacké Niang, responsable d’Oxfam Grande-Bretagne au Niger et Gilles Marion, représentant de l’organisation au Mali et Phillip Conreaud, responsable régional en Afrique de l’ouest ont, respectivement, fait le point sur la situation alimentaire au Niger, au Mali et au Tchad.

C’était hier, lundi 29 novembre, lors d’une conférence organisée dans un hôtel de la place.

En effet, selon Mbacke Niang, « la crise alimentaire est liée à la faible pluviométrie, au déficit fourrager, à la hausse des prix ».

Ce phénomène est très diversifié. D’abord cette population est confrontée à des calamités naturelles, la famine et la souffrance.

Quant au cheptel, il a connu des pertes inestimables, liées à la sècheresse et à la rareté des pluies.
En outre, Oxfam intervient dans le domaine dans la réhabilitation de points d’eau, des subventions à l’égard de cette population et la distribution des vivres.

D’ailleurs, disent les représentants de cette organisation, Oxfam est intervenu dans un programme d’entreprenariat au Niger. Il a permis de faire des embouches d’animaux affamés et de faire bénéficier les populations de semences.
Au Mali cette crise, selon Gilles Marion, représentant d’Oxfam dans ce pays, est basée sur l’activité pastorale. En été 2009, on note un retard de pluie et la faible régénération des pâturages. Dans ce même milieu, existe un échange chèvre contre mil à Ménaka. En mai 2009, une chèvre est échangée contre 80 kg de mil et 45 kg de mil, en 2010. Cependant, on note une perte du cheptel de 40% entre 2009 et 2010, souligne le représentant d’Oxfam au Mali.

Comme réponse à ce fléau, les populations ont opté pour l’élevage transhumant, la régénération des sols en plus des mesures pratiques de nivellement des sols, déclare Gilles Marion, directeur de l’Oxfam au Mali.

Le responsable régional en Afrique de l’ouest dOxfam, Phillip Conreaud , a fait le point sur la crise alimentaire au Tchad. Pour lui, cette partie sahélienne plus précisément la région de Dar Sila, dans la zone de Am Dam, est le théâtre de beaucoup de maux dont souffre cette localité. En effet, l’ouverture d’une base opérationnelle à Am dam a permis aux populations de bénéficier de dons. Plus de 1.400 tonnes de mil et de sorgho sont destinée 70.000 personnes, soit environ 65% de la population.

Mais Oxfam s’oriente maintenant vers l’ouverture de nouveau programme dans les zones d’insécurité alimentaire. Telle est la vision de l’Oxfam, souligne Phillip Conreaud.

En plus de cette crise alimentaire, la region de Dar sila est touchée aussi par le cholera. Cette maladie épidémique s’est répertoriée dans six régions dont 5.800 cas et 160 décès.

Trois cent mille enfants de moins de cinq ans sont morts entre 2005 et 2010. Pour faire face à cette maladie épidémique, l’Oxfam s’est lancé à la pulvérisation des domiciles des malades, à la surveillance accrue de la sécurité alimentaire et de distribution de produits antiseptiques.


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