Centrafrique: le Tchad est intervenu à Birao pour poursuivre des Tchadiens – Afp

Le chef d’état-major des armées tchadiennes a confirmé mardi à l’AFP à Ati (centre) l’intervention militaire de son pays à Birao, dans le nord-est de la Centrafrique voisine, précisant y avoir poursuivi des Tchadiens et non des rebelles centrafricains, sans tuer de civils.

« Les forces armées tchadiennes ont fait usage de leur droit de poursuite en détruisant le reliquat des +mercenaires+ (terme des autorités de N’Djamena pour désigner les rebelles tchadiens, NDLR) qui s’est mêlé à des aventuriers non identifiés qui se sont repliés à Birao », a déclaré le général Alain Mbaiodenandé Dionadji.

Le général Dionadji a fait ces déclarations à l’AFP à Ati (plus de 400 km au nord-est de N’Djamena) où doit se dérouler mercredi une cérémonie marquant les 20 ans de pouvoir du président tchadien Idriss Deby Itno.

Il réagissait à l’annonce par une source militaire centrafricaine et de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP, rébellion centrafricaine) d’une intervention de l’armée tchadienne en appui aux forces armées centrafricaines (Faca) suite à l’attaque de Birao par les rebelles le 24 novembre.

Plus tôt mardi, la CPJP avait annoncé avoir évacué Birao, précisant que la ville avait été reprise par des éléments tchadiens. Deux jours auparavant, elle avait dénoncé des bombardements de l’armée tchadienne sur ses positions ayant causé, selon elle, un nombre indéterminé de morts parmi la population.

« Les informations répandues par une certaine rébellion centrafricaine dans les médias internationaux, accusant l’armée tchadienne d’avoir bombardé leurs positions à Birao, sont fausses et erronées », a assuré le général Dionadji.

« La réalité est que les forces armées tchadiennes ont fait usage de leurs droits de poursuite » contre des rebelles tchadiens ayant fui à Birao, dans le cadre des « opérations de +traitement+ et de sécurisation des frontières tchadiennes » relevant de « leurs attributions », a-t-il assuré.

De source militaire tchadienne, un « traitement » signifie un bombardement.

« A aucun moment, ces +traitements+ n’ont provoqué la mort des femmes et des enfants centrafricains », a soutenu le général général Dionadji, se réservant de communiquer un bilan.

Depuis le 26 novembre, les autorités centrafricaines affirment avoir repris Birao. Plus tôt mardi, une source militaire centrafricaine avait fait état à l’AFP de l’appui d’une unité tchadienne à un détachement des Faca à Birao.


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