Affaire Hissène Habré : Human Rights Watch sur la sellette – Walf Fadjri

L’Union africaine veut que l’Afrique se mobilise pour le financement du procès de Habré au Sénégal ou au Tchad, par un ‘tribunal spécial à caractère international’. Cela fait suite à la dernière résolution prise lors du 16e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement, tenu dans la capitale éthiopienne du 29 au 31 janvier 2011. Ces dix recommandations s’inscrivent en faux contre le ‘communiqué truffé de mensonges’, publié par Human Rights Watch.


L’organisation panafricaine demande à tous les Etats membres du continent et aux institutions partenaires de mobiliser les fonds nécessaires à l’organisation du procès de Hissène Habré, par un tribunal spécial à caractère international, au Sénégal ou au Tchad. Telle est la principale information ressortie des conclusions de la dernière résolution de l’Union africaine, prise lors du 16e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement qui s’est tenu à Addis-Abéba (Ethiopie) du 29 au 31 janvier 2011. Selon les avocats de l’ex-homme fort du Tchad, cette décision met à nu un certain ‘communiqué truffé de mensonges’, publié par des Organisations non gouvernementales, dont Human Rights Watch.

En effet, dans un communiqué rendu public la semaine dernière et publié dans les colonnes de certains journaux de la place, cette Ong soutenait que ‘les chefs d’Etat et de gouvernement ont appelé le 31 janvier 2011 au commencement rapide du procès, au Sénégal, de l’ancien dictateur du Tchad, Hissène Habré’. Le document stipulait, en outre, que ‘l’Union africaine a clairement rappelé qu’Habré doit être traduit en justice dans les meilleurs délais. Les survivants du régime de Habré se battent depuis vingt ans pour obtenir justice. Il est temps que le Sénégal cesse de se moquer des victimes et en finisse avec ce cirque politique interminable.Afin de respecter la décision de la Cour de la Cedeao, la Commission de l’Union africaine a proposé la création de chambres spéciales au sein des tribunaux sénégalais, dont les présidents de Chambre, de première instance et d’appel, seraient nommés par l’Union africaine’.

Voici en intégralité les dix commandements de l’Union africaine sur l’affaire Hissène Habré. La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement : Prend note du rapport intérimaire de la commission sur la mise en œuvre de la décision de l’Union africaine sur l’affaire Hissène Habré, adoptée à Kampala (Ouganda), le 27 juillet 2010. Réitère ses décisions antérieures adoptées en juillet 2006, en février et juillet 2009, en février et juillet 2010 respectivement sur l’affaire Habré. Confirme le mandat donné par l’Union africaine au Sénégal de juger Hissène Habré compte tenu du fait que le Sénégal est toujours disposé à le faire. Réitère également son engagement à lutter contre l’impunité conformément aux dispositions de l’article 4 (h) de l’Acte constitutif de l’Union africaine. Approuve la recommandation du Comité des représentants permanents (Corep) d’allouer un montant d’un million de dollars Us, comme contribution de l’Union africaine, au budget du procès et autorise que les dépenses soient prélevées sur les arriérés de contribution.

Se félicite des conclusions de la table ronde des donateurs relatives au financement du procès de Hissène Habré tenue à Dakar, le 24 novembre 2010. Demande à la commission, en collaboration avec le gouvernement du Sénégal, les Etats membres, les pays et les institutions partenaires de poursuivre leurs consultations en vue de la mobilisation des contributions annoncées lors de la table ronde des donateurs. Demande aux Etats membres et à tous les pays et institutions partenaires concernés de verser, dans un délai raisonnable, les contributions annoncées lors de la table ronde des donateurs tenue le 24 novembre 2010, pour le financement du procès de Hissène Habré au Sénégal ou au Tchad. Demande à la commission d’entreprendre des consultations avec le gouvernement du Sénégal afin de finaliser les modalités pour l’organisation rapide du procès de Habré par un tribunal spécial à caractère international, conformément à la décision de la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) sur la question. Demande, en outre, à la commission d’assurer le suivi de la mise en œuvre de la présente dé


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