Tchad: un dialogue pourrait s’instituer "entre les deux justices", française et tchadienne, selon Claude Guéant – Ap

Le secrétaire général de l’Elysée Claude Guéant a estimé mercredi, dans l’affaire de l’Arche de Zoé, qu’un « dialogue » pourrait s’instituer « entre les deux justices« , tchadienne et française, « pour déterminer quelle est la justice qui finalement traite leur cas« .

« La France sera extrêmement vigilante sur la façon dont le processus judiciaire se développe. Peut-être y a-t-il moyen d’ailleurs de développer des coopérations judiciaires avec le Tchad« , a évoqué M. Guéant, interrogé sur France Inter.

« Il y a eu des infractions commises au Tchad, il y a eu aussi des infractions commises en France. On peut imaginer qu’un dialogue s’institue entre les deux justices pour déterminer quelle est la justice qui finalement traite leur cas« , a-t-il poursuivi.

« Cela étant, le Tchad est pays qui a une justice qui fonctionne de façon tout à fait normale. Pour l’instant l’infraction a été commise au Tchad, il n’est pas anormal que ce soit la justice tchadienne qui s’empare de ces actes délictuels qui ont été commis« , a-t-il nuancé.

« Nous serons en tout cas très proches de ces personnes qui sont mises en examen« , a-t-il assuré.

Concernant le cas des trois journalistes mis en examen, le secrétaire général a approuvé la demande de libération des deux qui étaient au Tchad dans le cadre de leur travail.

Estimant qu’il fallait « éviter le mélange des genres », M. Guéant a cependant fait le distinguo entre ceux qui faisaient leur métier et le cas de la journaliste de France-3, qui « sous couvert de la profession de journaliste« , faisait « d’autres activités« .


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