La force européenne pas compromise par l’affaire "Arche de Zoé" – Reuters

L’affaire de « L’arche de Zoé » ne compromettra pas le déploiement de la force européenne de maintien de la paix dans l’est du Tchad, annonce le gouvernement de N’Djamena.

Neuf Français et sept Espagnols ont été inculpés par les autorités tchadiennes pour tentative d’enlèvement sur une centaine d’enfants, qu’ils souhaitaient emmener en Europe.

La France, qui dispose déjà de soldats stationnés au Tchad, fournira la moitié des 3.000 hommes de ce contingent de l’Union européenne, chargé de protéger les réfugiés soudanais et tchadiens dans l’est du pays.

Un haut responsable tchadien a déclaré au micro de RFI que l’affaire d’enlèvement n’affecterait pas la mission de maintien de la paix de l’Union européenne, qui vient en appoint de la force hybride de l’Onu et de l’Union africaine dans la province soudanaise du Darfour.

« Quand cette affaire a éclaté, le président a encore donné ses assurances aux autorités françaises que l’affaire de ce transport d’enfants ne remettait pas en cause le déploiement de la force européenne. C’est clair« , a assuré Mahamat Hissène, directeur de cabinet du président tchadien Idriss Déby.

« Au contraire, nous sommes pour l’arrivée de cette force« , a-t-il ajouté, rejetant la théorie selon laquelle l’affaire de « L’arche de Zoé » pourrait fournir au Tchad une excuse pour s’opposer à l’arrivée des soldats européens.

« Nous n’avons aucun conflit avec les autorités françaises pour chercher un moyen de pression« , a ajouté Hissène.

La force européenne, placée sous le commandement d’un général irlandais, devra protéger les quelque 400.000 réfugiés soudanais et déplacés tchadiens vivant dans des camps gérés par les Nations unies le long des 4.000km de frontière poreuse entre Tchad et Soudan.


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