Déclaration à chaud de Salibou GARBA,

Salibou Garba Rapporteur de la CPDC à l’occasion de la publication du Rapport de la Commission d’enquête sur les évènements du 03 au 08 février 2008

  • Nous venons d’entrer en possession du Rapport. Nous allons l’examiner avant de dire avec précision ce que nous en pensons.
  • Il apparaît d’ores et déjà que la Commission ne nous dit pas ce qu’est devenu notre ami Ibni. Sur ce point, nous ne sommes pas satisfaits.

  • Mais nous ne sommes pas surpris car dès le départ, nous avons récusé cette Commission qui n’est pas conforme à celle que M. Sarkozy a demandée, à savoir une Commission d’enquête internationale, composée d’institutions qualifiées en la matière, sans ingérence des parties prenantes.
  • Aujourd’hui, on peut légitimement craindre que le pouvoir ait trouvé, à travers cette Commission, le moyen d’endormir la famille d’Ibni, ses amis politiques, M. Sarkozy, l’Union européenne, l’Union africaine, l’OIF, bref toute la communauté internationale. Pour mieux rouler tout le monde dans la farine.
  • Pour nous, les forces armées tchadiennes qui ont perpétré les rapts des hommes politiques et diverses exactions sont une institution organisée, structurée et hiérarchisée ; elles n’agissent pas de façon inopinée. Leurs Chefs à divers niveaux doivent répondre de leurs forfaits.
  • Nous nous adressons donc au Président de la République, Chef suprême des armées, pour que nous sachions lesquelles des unités des forces de défense et de sécurité ont accompli ces actes inadmissibles et qu’est devenu Ibni.
  • Nous nous adressons également à M. Sarkozy, Président de la République française, dont l’épouse a fait de l’élucidation de cette question une affaire personnelle pour dire ce qu’il compte faire car nous avons noté qu’il a dit, à plusieurs reprises et à divers interlocuteurs, qu’il est déterminé à faire la lumière sur le cas Ibni.

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