Le Tchad prévient le Soudan qu’il traquera les rebelles – Reuters

Le Tchad espère un règlement pacifique du différend frontalierl’opposant au Soudan mais recourra à la force militaire contre les rebelles et les milices soudanaisesqu’il accuse d’effectuer des incursions sur son territoire, a déclaré son ministre des Affairesétrangères.

Le ministre, Ahmat Allam-Mi, se trouvait samedi à Khartoum pour rencontrer le président soudanaisOmar Hassan al Bachir, afin d’apaiser les esprits échauffés par un incident frontalier survenu lundientre les deux pays, qui a fait plusieurs morts.

« Nous voulons la paix, nous ne voulons pas de problèmes« , a-t-il déclaré aux journalistes.

« Si ces groupes, ces mercenaires, nous frappent à nouveau, nous les pourchasserons où qu’ils aillent,et nous espérons que nos frères soudanais nous autoriserons à les pourchasser jusqu’au Soudan parcece que sont eux (les mercenaires) qui causent des problèmes. »

Le Tchad a admis mardi que son armée avait effectué la veille une incursion – mais non délibérée – en territoire soudanais en pourchassant une colonne de rebelles tchadiens venue du Soudan.

Le Soudan a promis de son côté une vive riposte à cette intrusion qui s’est soldée, selon lui, par lamort de 17 membres de ses forces de sécurité et de « nombreux » civils.

NEGROPONTE DANS LA RÉGION

Le Tchad a plusieurs fois accusé le Soudan de soutenir des rebelles en territoire tchadien etd’appuyer les attaques perpétrées au Tchad par les milices djandjaouids, basées au Darfour, régionde l’Ouest du Soudan.

« Ils nous frappent au Tchad et ensuite ils se réfugient sur le territoire soudanais. Ce sont eux quicausent des problèmes, les djandjaouids et les mercenaires », a estimé Allam-Mi.

L’incident de lundi n’est que la dernière en date des pommes de discorde entre le Tchad et leSoudan, dont les relations sont tendues depuis le début en 2003 du conflit au Darfour, qui affectel’est du Tchad. Ce conflit, qui a fait au moins 200.000 morts, a envoyé des centaines de milliers deréfugiés soudanais ou tchadiens dans l’Est tchadien.

Bachir a formulé le voeu que ce problème soit réglé pacifiquement. Il a signé avec son homologuetchadien Idriss Déby, il y a moins de deux mois à Tripoli, un accord de non-agression sous l’égide de laLibye.

Selon la Libye, des observateurs libyens et érythréens ont été déployés à la frontière commune à lasuite de l’incident de lundi.

Le numéro deux du département d’Etat, John Negroponte, se trouve actuellement au Soudan. Ildoit se rendre par la suite au Tchad et en Libye dans le cadre d’une tournée régionale consacrée à lacrise au Darfour.


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