Le HCR vient en aide aux victimes d’inondations au Tchad – HCR

Depuis la mi-juillet, de vastes régions du Tchad sont touchées par des inondations, conséquence de pluies diluviennes qui s’abattent sur le pays. Pour venir en aide aux 9.000 personnes affectées, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a commencé à distribuer des couvertures, des bâches en plastique, des nattes et des lits à environ 2.500 familles.

Après deux années de sécheresse, le pays connaît depuis le début de l’été des pluies torrentielles. Si elles ont apporté l’espoir d’une saison agricole riche et productive, elles ont aussi détruit des villages entiers et inondé des terres cultivées.

Dans le nord de la localité de Faya Largeau, au moins 1.800 familles sont sans-abris. Aucune région n’a été épargnée, puisque des pluies particulièrement fortes se sont abattues dans le Nord (Tibesti, Ennedi), à l’Ouest (Bongor), au Sud-Est (Salamat) et à l’Est (Darh Sila). Certains quartiers de la capitale N’Djamena sont également touchés.

« Le HCR a puisé dans ses stocks pour envoyer des secours et de l’aide dans des zones où nous avons une présence sur le terrain pour l’aide aux réfugiés et aux déplacées, comme Goz Beida, Koukou, la région Darh-Sila, et Adré dans la région du Ouaddaï », a indiqué le porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d’un point de presse vendredi.

« A Goz Beida, où un millier de personnes ont dû être déplacées en raison des inondations, le HCR a distribué des abris d’urgence et du matériel de secours à 416 familles. A trente kilomètres de Goz Beida, dans la localité de Koukou-Angarana, ce sont 47 familles qui ont dû récemment fuir leurs foyers envahis par les eaux », a-t-il ajouté.

Le HCR indique aussi que dans la localité d’Habile, 154 familles pourraient connaître le même sort, leurs maisons étant menacées par les crues de rivières. Des rapports font également état de familles ayant fui le camp de déplacés internes de Hille Djedid, en raison des inondations provoquées par le débordement de la rivière locale.

Pour conclure, le porte-parole du HCR a expliqué que les opérations de l’agence avaient été entravées par ces inondations partout dans le pays. « Plusieurs de nos véhicules ont été emportés par les eaux dans des oueds inondés et notre personnel est régulièrement coupé de sa base. Certains collaborateurs, en route vers des camps de réfugiés ou de déplacés internes, ont même passé la nuit sur les routes », a indiqué le porte-parole du HCR.


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