Tchad, un sentiment anti français est en train de naître – radin

Manifestations et cailloux contre l’arche de Zoé et la presse occidentale

Deux cents à trois cents manifestants, majoritairement des femmes ont manifestés leur colère profonde contre l’Arche de Zoé, criant à l’esclavagisme et lançant des pierres contre la presse européenne ; accusée de « trafic d’enfants » l’Arche de Zoé focalise le sentiments de plus en plus perceptible contre la France et les ONG européenne.

Deux cents à trois cents femmes se sont rendues devant les bureaux du gouverneur d’Abéché, c’est dans cette ville que sont retenus par les forces de l’ordre et la Justice du Tchad les européens, français et espagnols qui ont participé à une opération illégale mise en oeuvre par l’Arche de Zoé une association qui agissait au Tchad sous le nom de « Children Rescue » – voir nos articles sur cette affaire- .

Parmi les manifestants les slogans et les commentaires contre la France étaient profondément troublant, les femmes se sont mises à lancer des pierres à l’encontre des journalistes européens, la police est alors intervenue afin de disperser la manifestation.

Les observateurs et la presse se sont aperçus de la présence de nombreuses familles de l’Est du Tchad, à la fois à la recherche d’un enfant et venus montrer leur colère contre les actions de l’Arche de Zoé qu’ils avalisent comme un « trafic d’enfants » ou encore « de l’esclavagisme« .

De son côté le Président français dans l’embarras de la situation a été forcé de reconnaître qu’ « Il y a plusieurs problèmes de l’association : pourquoi ont-ils conduit cette action illégale, avec quel motif ?« ,ajoutant qu’il appellerait son homologue tchadien Idriss Déby pour le « sensibiliser au respect de la présomption d’innocence« .

Une « innocence toutefois » qui ressemble de plus en plus à de l’inconscience est à un délit criant, la quasi totalité, si non tous les enfants sont tchadiens, et le pourcentage d’orphelins parmi eux est quasiment nul, certaines sources diplomatiques françaises semblent maintenant soulever la question d’un jugement des protagonistes en France, mais cette option ne serait pas des plus simple pour les autorités tchadienne qui autour de cette affaire doivent faire face à une population profondément blessée par l’action entreprise puis stoppé par la police de l’Arche de Zoé.

De son côté le Tchad rassure la France, et au travers d’elle l’Europe que la future mission militaire d’une force européenne de maintien de la paix dans l’est du Tchad, ne serai pas remise en question. sans pour autant dire si les conditions n’avaient pas évoluées depuis : « Cette tentative manquée d’enlever des enfants n’aura pas d’impact sur le déploiement des forces européennes dans l’est du Tchad« , a donc affirmé le ministre de la Communication Hourmadji Moussa Doumgor.

La force européenne, placée sous le commandement d’un général irlandais, devra protéger les 400.000 réfugiés soudanais et déplacés tchadiens qui vivent dans des camps gérés par les Nations unies le long des 4.000 km de frontière entre Tchad et Soudan.

La Croix-Rouge, l’Unicef et le Haut commissariat de l’Onu aux réfugiés (UNHCR) ont pour leur part confirmé que beaucoup d’entre eux venaient du Tchad et n’étaient pas des orphelins.

Les ONG vont, dès à présent, se rendre dans les villages du Tchad pour enquêter sur l’origine des 103 enfants enlevés de leur lieu de vie par l’association française « L’Arche de Zoé« .


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