Arche de Zoé: Sarkozy demande à Déby la libération des journaliste – Afp

Nicolas Sarkozy a demandé mercredi soir, lors d’un entretien téléphonique avec le chef de l’Etat tchadien Idriss Déby Itno, « la libération dans les meilleurs délais des journalistes français détenus à Abéché » aux côtés des membres de l’Arche de Zoé, a annoncé l’Elysée.

« Le président Déby lui a indiqué qu’il ferait tout son possible pour les libérer« , a précisé le porte-parole de la présidence David Martinon dans un communiqué.

Lors de cet entretien téléphonique, le président de la République a demandé à son homologue tchadien « la libération dans les meilleurs délais des journalistes français détenus à Abéché (est du Tchad, ndlr), dans le respect de la législation tchadienne », a précisé M. Martinon.

Dix-neuf personnes (neuf Français, sept Espagnols, deux Tchadiens et un Belge) sont inculpées et écrouées au Tchad pour avoir tenté d’emmener en France 103 enfants de la région frontalière Tchad-Soudan. L’association française Arche de Zoé les présente comme des orphelins de la province soudanaise du Darfour.

Parmi les neuf Français arrêtés figurent trois journalistes : Marc Garmirian, reporter de l’agence Capa, qui a fait un reportage critique sur les activités de l’Arche de Zoé dont une partie a été diffusée lundi, Jean-Daniel Guillou, photographe de l’agence Synchro X, et Marie-Agnès Peleran, journaliste à France 3 Méditerranée, qui était en « congé humanitaire de solidarité« , selon sa chaîne.

Mercredi à Ajaccio, M. Sarkozy, qui a condamné l' »action illégale » de l’Arche de Zoé, avait annoncé qu’il allait « sensibiliser » Idriss Déby Itno « au respect de la présomption d’innocence« , insistant sur le cas des journalistes français et de l’équipage espagnol.

Le Quai d’Orsay avait annoncé mardi avoir saisi le président tchadien du cas des journalistes arrêtés.

Le directeur de cabinet de M. Déby, Mahamat Hissène, a laissé entendre sur RFI que les journalistes pourraient être élargis s’ils prouvaient qu’ils agissaient dans le cadre de leur activité professionnelle et non en tant que membres de l’association.

La polémique a enflé ces derniers jours en France. Paris a affirmé que les inculpés français répondraient de leurs actes au Tchad. Des accords judiciaires entre les deux pays ouvrent la possibilité d’un procès en France.


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