Arche de Zoé – Sarkozy appelle Kadhafi qui appelle Déby… – France soir

Après la condamnation, la coopération ?

A chaque jour son lot de surprises. La Libye s’intéresse aux aventuriers de l’Arche, des ministres français sortent de leur mutisme, Idriss Déby rassure le président Sarkozy.

Quelle que soit l’ampleur de leur « faute », il n’est pas concevable d’abandonner seize Européens à dix ou vingt ans de travaux forcés. Selon la télé libyenne et la très officielle agence Jana, même le colonel Mouammar al-Kadhafi s’est ému de la situation : son ami Nicolas lui en a parlé, ensemble ils ont condamné l’action inconsidérée, mais maintenant il faut négocier. Le Guide libyen n’a pas (encore) proposé de chapeauter la médiation, il a juste passé un coup de fil à son nouvel ami le président Déby. La guerre avec le Tchad appartient au passé, vive l’avenir ! De ces conversations en triangle, il ressort du positif. Le chef de cabinet d’Idriss Déby a déclaré que cette affaire ne remet pas en cause le déploiement de la force de maintien de paix européenne. Les prisonniers ne constituent pas une monnaie d’échange : « Nous n’avons aucun conflit avec les Français pour chercher un moyen de pression », a-t-il précisé sur RFI. Message reçu.


« Tout n’est pas sur la place publique »

A Paris aussi, les positions s’éclaircissent. L’Elysée œuvre pour la libération des journalistes. Le gouvernement espère que le juge saisi à N’Djamena requalifiera les incriminations, pour mieux envisager un rapatriement – peut-être avant le procès si le Tchad accepte qu’il s’ouvre en France. Rachida Dati ne l’exclut pas. De son côté, Rama Yade promet aux familles que le pays n’abandonnera jamais ses ressortissants. Quant au ministre de la Défense, il est sorti de sa réserve hier soir sur France 3 : Hervé Morin confirme que l’armée a apporté son soutien logistique à l’Arche de Zoé-Children Rescue, « parce qu’elle bénéficiait de toutes les autorisations tchadiennes nécessaires ». Une information de poids. Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Coopération, enfonce le clou en affirmant que « tout n’est pas forcément sur la place publique ».

Reste un problème de taille : sur place, les ONG poursuivent leurs investigations auprès des 103 enfants et il ressort qu’ils habitaient effectivement pour la plupart dans l’est du Tchad, dans leur village et en famille. Les charges s’alourdissent…


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