Khartoum dit vouloir privilégier la diplomatie avec le Tchad – Reuters

Le Soudan dit vouloir privilégier la diplomatie pour apaiser la tensionavec N’Djamena au surlendemain de l’intrusion de l’armée tchadienne sur son territoire maisprécise qu’il se réserve l’option d’une riposte militaire.

« Nous avons informé le Tchad qu’il vaut mieux rechercher une solution pacifique auxproblèmes mais tout pays a le droit de riposter à une attaque« , a déclaré un porte-parole duministère soudanais des Affaires étrangères.

« Nous n’avons pas encore décidé comment nous répondrons mais nos décisions serontbientôt claires. Nous préconisons une solution pacifique« , a-t-il ajouté en précisant que cemessage avait été transmis mardi à l’ambassadeur du Tchad à Khartoum lors de sa convocationau ministère.

Le Soudan avait promis mardi une riposte « forte » à cette incursion tchadienne de deuxkilomètres et demi de profondeur sur son sol, qui s’est soldée, selon lui, par la mort de 17membres de ses forces de sécurité et de « nombreux » civils.

Après avoir dans un premier temps démenti toute intrusion, le Tchad a reconnu que ses forcesavaient bien pénétré en territoire soudanais lundi et a « regretté » les « victimes collatérales » decette « opération de sécurisation » de sa frontière.

MISE EN GARDE TCHADIENNE

N’Djamena s’est justifié en invoquant un « droit de poursuite », au regard du droit international,contre une colonne rebelle tchadienne venue du Soudan qui avait attaqué le village tchadiend’Aldjirema avant d’être mise en déroute par ses forces régulières.

« C’est ainsi que nos forces de défense et de sécurité ont eu la surprise d’entrer en contactdirect avec les forces armées soudanaises déployées pour assurer les arrières des rebelles« , aexpliqué le ministre tchadien de la Communication, Hourmadji Moussa Doumgor.

Doumgor a assuré que l’intrusion tchadienne n’était en rien délibérée et n’a pas confirmé laversion de l’armée soudanaise faisant état de pertes dans ses rangs.
Il a revanche mis en garde le gouvernement de Khartoum contre toute riposte militaire. « Si leSoudan opte pour une agression directe, le Tchad usera de tous les moyens pour y répondre« ,a-t-il dit.

Les présidents tchadien Idriss Déby et soudanais Oman Hassan al Bachir ont signé il y a àpeine deux mois à Tripoli un accord de non-agression.
Déby accuse de longue date Khartoum d’offrir soutien et protection aux rebelles tchadiens.Bachir le nie et accuse en retour le Tchad de soutenir des rebelles au Darfour.


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