La niéme destitution du capitaine Mahamat Nour – N’DJAMENA BI-HEBDO N° 979 du 28 septembre 2006

Le porte-parole du Fuc en Europe, Laona Gong Raoul a fait mardi une mise au point par rapport à une niéme destitution de Mahamat Nour du Front uni pour le changement démocratique par son secrétaire général Abdelwahid Aboud Makaye. Sur un tan plutôt conciliant, Laona écrit que « Sans entrer dans une regrettable polémique qui aurait dû être réglée en interne et sans non plus nier l’existence d’une crise au sein du mouvement, nous voudrions indiquer à l’opinion et aux militants du FUC que conformément aux statuts et règlement inférieur adoptés lors du dernier congrès, le président et les vice présidents du mouvement sont désignés par- le congrès. Le parallélisme de forme recommande donc que seule cette instance puisse démettre ces responsables ».

Cette destitution du capitaine Mahamat Nour n’est pas la première. Elle témoigne simplement l’effritement de ce mouvement qui est en fait une fédération des groupes rebelles autour du Rdl que dirigeait le capitaine Mahamat Nour.

La grogne a commencée après le raid manqué sur N’Djaména le 13 avril dernier, pendant lequel le chef d’Etat major Mahamat Issa Outman a trouvé la mort. Une fronde arabe s’est mise en place contre le président du Fuc accusé d’être responsable de la mort de celui-ci. Des informations sur ses accointances avec les islamistes, son faible niveau d’instruction ont été véhiculés comme jouant en sa défaveur dans la course à la magistrature suprême. Un autre incident, l’assassinat de deux frères membres du Fuc, survenu quelques mois plus tard sera encore imputé à l’ancien chef d’Etat major de l’Anr du colonel Garfa. Mais Mahamat Nour résiste.

On l’annonce même comme mort à Dubaï. Ce qu’il démentira quelques heures plus tard. Entre temps, un de ses lieutenants, AlDjinedi quitte le Fuc pour s’allier au Rafd de Timan Erdimi. Mahamat Nour, taxé de régionaliste est de plus en plus isolé. Juste avant l’attaque de Aramkolé où il s’est installé avec ses troupes, on annonce des affrontements interethniques dans les rangs de la rébellion du Fuc. Des faits qui ne font qu’affaiblir davantage les mouvements rebelles qui ont pour ennemi commun le régime de Idriss Déby mais que les divergences ethniques et l’infiltration des agents doubles empêchent de se mettre d’accord.

MN
N’DJAMENA BI-HEBDO N° 979 du 28 septembre 2006


Commentaires sur facebook