Une attaque tchadienne fait au moins 17 morts – Reuters

Khartoum affirme avoir repoussé lundi une attaque de l’armée tchadienne sur son territoire qui a fait 17 morts et 40 blessés parmi ses forces, ainsi que « d’importantes pertes civiles« .

Le Soudan a affirmé avoir repoussé lundi 9 avril une attaque tchadienne sur son territoire qui a fait 17 morts et 40 blessés parmi ses forces, ainsi que « d’importantes pertes civiles« .

Selon un haut responsable tchadien, l’armée tchadienne était entrée au Soudan à la poursuite de rebelles hostiles au président Idriss Deby Itno, mais s’était heurtée aux forces soudanaises lors d’accrochages qui ont fait une trentaine de morts.

« Il y a d’importantes pertes parmi les civils qui sont actuellement recensées« , a précisé le porte-parole de l’armée soudanaise dans un communiqué, en ajoutant que l’attaque avait été lancée lundi matin en territoire soudanais dans la zone appelée Khour Baranga, dans l’ouest de la région du Darfour.

Cette attaque coïncide avec la reprise des hostilités entre l’armée tchadienne et les rebelles dans l’est du Tchad, limitrophe du Darfour, où de violents affrontements ont eu lieu lundi après une accalmie d’un mois et demi.

N’Djamena a immédiatement, comme par le passé, accusé le Soudan de chercher à déstabiliser le régime tchadien en soutenant les rebelles.


200.000 réfugiés


Le Tchad et le Soudan, qui s’accusent mutuellement de soutenir des rébellions hostiles à leurs régimes respectifs, entretiennent des relations plus que tendues, envenimées par la guerre civile au Darfour, dans l’ouest du Soudan.

Plus de 200.000 personnes se sont réfugiées dans l’est du Tchad depuis le début de cette guerre en février 2003.

Plusieurs accords de paix, prévoyant notamment la sécurisation de la frontière commune aux deux pays, sont restés lettre morte depuis plus d’un an.
Malgré les efforts de la diplomatie internationale, Khartoum et N’Djamena refusent le déploiement à leur frontière d’une force militaire de l’ONU.


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