En attendant une autre prévention sans frontière: Colonel AI-Kanto mijote déjà «le 13 raté» – Le Progrès N° 1954 du 5 mai 2006

Hei La Formation, L’Administrateur, Commandant Al-Kanto et les Coupeurs de Routes, Un Etat dans un Etat, Prévention Sans Frontière en Milieu urbain et, la sortie prochaine de Prévention Sans Fronntière en Milieu Rural, attendu sur les écrans la fin mai de cette année, seront, sans nul doute les derniers films qu’aura réalisés le comédien et cinéaste tchadien Haïkal Zakaria, avec «le grade de commandant.»

Depuis le 1er mai 2006, commandant AI-Kanto, qui est resté douze ans comme commandant, est passé au grade de colonel. Il a été élevé, par le président Idriss Déby Itno au grade de colonel, au Palais du 15 Janvier, devant une foule immense, réunie lors du meeting organisé par Mme Al-Bouchra Bichara, la soeur du chef du canton Ouled-Rachid, en soutien au candidat du MPS. «Le chef de l’Etat, chef suprême des armées, après avoir remarqué que j’ai mis beaucoup d’années au même grade, m’a élevé au grade de colonel. La population et, à travers le, la jeunesse, s’est vraiment réjouie de cet acte. Je n’ai pratiquement pas travaillé le lendemain à cause des lettres de félicitations, des appels reçus ainsi que ceux qui se sont déplacés pour venir me voir», affirme Commandant Al-Kanto dont les mimiques font rire à tout bout de champs.

Tantôt l’air décontracté, tant fronçant les sourcils et haussant en bon monsieur qu’il est, parce que directeur aussi d’une maison de production du même nom. Le public tchadien, qui a surtout connu ce comédien à travers son personnage Commandant AI-Kanto, qu’il apprécie d’ailleurs bien, aura certainement du mal à adopter un autre. Mais, Haïkal Zakaria promet qu’avec son grade de colonel, les prochains scenarii seront à la hauteur de sa nouvelle personnalité. Il indique également qu’actuellement son souhait est d’avoir une autorisation du chef de l’Etat afin de tourner un film sur l’attaque rebelle du 13 avril 2006 à N’Djaména.

«Si mon chef me donne son feu vert, je vais produire un film qui puisse témoigner de ce qui s’est réellement passé au monde entier. J’ai été témoin, comme bon nombre de Tchadiens l’ont été. Des enfants enrôlés de force ou ayant subi des intoxications sont envoyés à la mort pour , assouvir les désirs de certains hommes véreux. Je voudrais, à travers cela aussi, interpellé les Associations de Droits de l’Homme sur le rôle qu’elles sont appelées à jouer pour éviter aux uns et aux autres des fins tragiques. L’histoire du film prendra aussi en compte l’élection du 3 mai 2006». Haïkal Zakaria a déjà un titre provisoire pour son film, « le 13 raté ».

Naïm Ahmat Baba
Le Progrès N° 1954 du 5 mai 2006


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