Le Conseil de Sécurité prépare le terrain à ses forces – Le Progrès N° 1978 du 9 juin 2006

Une délégation de l’ONU arrive

Le représentant permanent de la Grande Bretagne, Emyr Jones Parry, à la tête d’une délégation du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies, arrive cet après-midi, dans la capitale tchadienne. Après des entretiens avec les hautes autorités du pays, la délégation se rendra à Abéché, à l’Est, pour visiter des camps des réfugiés.«Le Tchad, ce pays pauvre, qui supporte le poids des réfugiés soudanais, mérite un encouragement», argumentent les diplomates, lors d’une conférence de presse, en prélude à cette mission qui les conduira, successivement, au Soudan, Tchad et la RDC, trois pays en proie à des conflits.

Les membres du Conseil du Sécurité de l’ONU promettent aussi encourager le Tchad à appliquer l’accord de Tripoli du 8 février, signé avec le Soudan, pour trouver la fraternité d’antan, et appellent à des «mesures fermes pour mettre un terme au recrutement des réfugiés par les différentes factions du Darfour». Du côté du gouvernement tchadien, c’est plutôt le Soudan qui viole régulièrement les termes de l’accord de Tripoli. L’illustration a été donnée par l’attaque de la capitale, le 13 avril dernier, par des «mercenaires appuyés par le pays de Oumar Hassan El-Béchir».

Le soutien manifeste du Soudan

Donc, des efforts doivent être demandés à ce pays dont le soutien aux rebellions tchadiennes est manifeste. Des preuves d’implication ont été, à l’époque, portées à la connaissance de l’opinion internationale. Cependant, la mission actuelle, au Soudan, vise, essentiellement, le Darfour, même si ce conflit a des ramifications difficiles à cerner. La délégation des diplomates a dit aux autorités de Khartoum l’urgence qu’il y a de remplacer la mission de l’Union africaine au Darfour par une mission de l’ONU. Ce matin, le président de la Commission de l’Union africaine, M. Alpha Oumar Konaré, a déclaré sur les antennes de RFI, que son institution a des problèmes de moyens pour poursuivre sa mission dans cette zone, dont le conflit devient interminable. Au départ, le Soudan ne voyait pas d’un bon oeil le remplacement de la mission de l’Union africaine par celle de l’ONU. Il a fallu les bons offices de l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU, Lakhdar Brahimi, pour que les autorités de ce pays reviennent à meilleurs sentiments. Ce dernier a annoncé, fin mai, que le gouvernement de Khartoun autorisait sait finalement l’envoi d’une mission d’évaluation pour préparer une future opération de maintien de la paix de l’ONU.

B.I.H.
Le Progrès N° 1978 du 9 juin 2006


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