L’armée tchadienne attaque des rebelles dans l’est du pays – Reuters

Les forces tchadiennes, appuyées par au moins un hélicoptère de combat, ontattaqué des positions rebelles dans l’est du pays, non loin de la frontière soudanaise, selon le ministretchadien des Affaires étrangères.

Cette opération est une riposte à une attaque rebelle lancée à partir du territoire soudanais, a dit àReuters Ahmat Allam-Mi.

« Nous avons pilonné ces dernières quarante-huit heures des positions de rebelles venus du Soudan« , a-t-ilexpliqué. « On n’a pas touché les populations civiles car elles avaient déjà été chassées de ces endroits parles djandjaouids et les rebelles. Nous avons riposté suite à une action venue du Soudan. »

Il a précisé qu’au moins un hélicoptère des forces tchadiennes avait participé à cette opération.

« Le gouvernement a la responsabilité de protéger la population (…) Ces actions s’inscrivent dans le cadrede cette mission et nous avons à plusieurs reprises averti le Soudan qu’il devait arrêter de soutenir cetterébellion« , a-t-il poursuivi.

UNE FORCE INTERNATIONALE DE PAIX ?

A propos de l’idée d’envoyer une force de paix de l’Onu dans l’est du Tchad et le nord de la Républiquecentrafricaine, le ministre a dit:
« Nous avons accepté le principe d’une présence internationale à l’Est pour protéger les réfugiés et leshumanitaires. Mais, pour nous, ça doit être une présence à caractère civil, c’est-à-dire des policiers et desgendarmes, dotés de moyens conséquents pour faire leur travail. »

« Nous sommes ouverts. Les discussions se poursuivent. Le conseil des ministres tchadiens se prononceratrès bientôt sur la question« , a-t-il ajouté.
Le week-end dernier, les autorités de N’Djamena ont annoncé que 65 personnes avaient péri lors d’un raidtransfrontalier de « djandjaouids » (cavaliers arabes) soudanais venus du Darfour qui ont incendié deuxvillages.

A Khartoum, le gouvernement soudanais a nié toute implication dans ces attaques, qui ont incité 8.000civils à s’enfuir de chez eux.
Selon le gouvernement tchadien, son armée a tué durant le week-end 25 assaillants, dont certains étaientarrivés à dos de cheval et de dromadaire ou à bord de véhicules, qui ont détruit samedi les localités de Tieroet de Marena, dans la région du Wadi-Fira.

Ces attaques illustrent le risque de contagion régionale du conflit au Darfour, une province de l’ouest duSoudan grande comme la France où 200.000 personnes ont péri et 2,5 millions de civils ont été déplacés parquatre années de guerre civile et d’exactions à grande échelle.

Le président Idriss Déby, confronté à une insurrection dans l’est du Tchad, accuse fréquemmentKhartoum d’envoyer des djandjaouids de l’autre côté de la frontière pour se livrer à des meurtres et à despillages.


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