L’inconnue d’un flirt

MAHAMAT ASSILECK HALATA Les dupes, l’argent du contribuable, et le chacal.

Au Tchad d’Idriss Déby, les bonnes nouvelles sont suffisamment rares pour être appréciées à leur juste valeur. Pourtant, si l’avarice est mise au nombre des pêchés capitaux, la stupidité en est omise. L’étrange syndrome des postes et argent malsain gagne sans équivoque une certaine opposition. Fondamentalement, tous les idéaux exprimés jusqu’ici en terme de changement, de reconstruction politique, économique et sociale se trouvent banni pour des ambitions qui n’honorent pas les acteurs des accords raccommodés et ceux qui ont un seul but : leur personne et le Tchad et son peuple après. Nous avons dit, et ne cessons de dire que le pouvoir actuel au Tchad est stérile. 17 ans d’existence noire de bilan. C’est dans le renouveau et le changement des hommes et des structures que l’espoir renaîtra.

Alors… Que dire d’une certaine opposition gesticulant aux prémices de dés, des hommes dansant une farandole cocue oubliant de facto l’unité de genre et bafouant la dynamique faite de l’union sacrée. L’argent du chacal intéresse autant de dupes qui ne pensent qu’à leurs dards mais a-t-on pensé aux nombres d’accords non respectés, les promesses non ténues. La menace la plus importante repose sur l’isolation des revendications politico militaire. La semi ouverture faite par Idriss Déby à une opposition voulue et choisi par lui, ne vise qu’à esseuler et deligimitiser une autre frange d’opposants qui lui posent une réelle équation. Les revendications de Tripoli sont claires et plus que potables si Idriss Déby veut construire et éviter un affrontement.

Certains membres de la CPDC constituent une masse de foutre qui ne pensent qu’à flirter avec un chacal sauvagement conquit de ses proies, et dont l’appât est tenace. Tout ce monde qui ne rêve que de la mangeoire sait à l’avance qu’il n’y aurait aucune convenance, et que tout est fait pour faire valoir à l’opinion internationale une nature de démocratie. En contribuant à établir un faux de procédure, on se rend complice d’un dilemme qui aura ses conséquences plus tard.

De l’esprit de Libreville aux flirts de n’djamèna le risque prit risque de dénaturer la synergie de l’espoir. Un espoir fait de changement, de ne point accepter la main mise sur l’état par une calamité mafieuse. Un espoir délivrant l’amour du citoyen, l’amour de l’autre. Un espoir de paix, de justice et de développement. Les ratés de vision ne feront que compliquer l’existence d’un étau face à un pouvoir abject. La conscience doit prévaloir sur les choix mercantiles, dès lors qu’il s’agit d’une abjuration et d’une lâcheté ou pire d’un camouflage indigne. L’actualité au Tchad a démontrée que les félons récidives perpétuellement. On prend les mêmes et on recommence avec le même cycle stérile du manquement et du surplace. Rien ne viendra rassurer l’homme que je suis, je parle de milliers de tchadiens comme moi qui aspire à autre chose, du vent… de l’air.

Il sera loin le temps de la vie où l’ego se dilue dans l’espoir et resurgit dans l’affection.

Le raccommodage n’a jamais ténu un pan rapiécé.

MAHAMAT ASSILECK HALATA


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