La discorde prolonge la dislocaction du pays !

Dr Djimé Adoum Il se passe beaucoup de choses dans la recherche de la paix au Tchad. Comme nous l’avons souvent répété sur tchadnews, personne n’a le monopole de la vérité. Et si vérité il y a, ce qui se passe dans le paysage socio-politique et politico-militaire est loin de nous rapprocher de la vérité. Aussi, plus on s’éloigne de la vérité, plus il nous sera très difficile de trouver un cadre pour sortir le pays de l’enfer.

Rappelons que le pays ruisselle d’importantes ressources naturelles, notamment le pétrole, qui lui gonflent les coffres. Cependant, ces ressources prennent des directions inconnues. Il est bien connu que le désordre actuel arrange un grand nombre d’aventuriers qui se sont associés depuis l’avènement du Mps au pouvoir pour mettre à sec le pays. Cette situation est loin de finir et au risque de nous tromper, elle peut meme s’empirer.

Nous avons souligné aussi que beaucoup d’initiatives sont en cours pour parvenir à une solution de paix globale, compromis nécessaire si l’on ne veut pas voir le Tchad devenir une autre Somalie. Celle de Libreville s’achemine vers la mise en place d’une commission tripartite qui devra élaobrer une feuille de route, sorte de canevas vers les prochaines étapes sur le chemin de la paix. Celle de l’Union Européenne vient de conduire à la signature d’un accord politique qui concerne particulièrement les conditions d’organisation des futures consultations électorales. Cet accord n’a pu réunir que la CPDC et le gouvernement et ses partis alliés. La Fédération/Action pour la République l’a rejeté pour des raisons que le député fédéraliste Ngarlejy Yorongar a déjà longuement expliquées. Il estime, en effet, que ce n’est ni plus ni moins un retour à la mangeoire semblable aux années de la Démocratie Consensuelle et Participative (DCP). Il fonde aussi le rejet de son parti sur l’absence des mouvements des politico-militaires. La jeunesse n’est pas moins frustrée selon le communiqué du CAMOJET. L’initiative de Cotonou est pour bientôt et celle de la Libye reprend dans les deux jours qui suivent.

A la lecture de l’accord signé entre le Gouvernement et la CPDC, le mandat des députés est prorogé jusqu’ à 2009. Il sera bien sûr question de former un gouvernement provisoire en attendant que les autres efforts aboutissent à un règlement général de la crise. Entretemps, les coffres seront mis à sec puisque ceux qui seront attachés broûteront juste autour de là où ils seront attachés. Et comme le temps du paturage risque d’être court, il ne faut donc pas s’attendre à ce que le sort du peuple soit la préoccupation majeure des chèvres qui se mettront au paturage.

Devant le refus manifeste de solution globale, il est permis de se demander si les prétendues élites Tchadiennes veulent vraiment la paix dans le pays. On comprend d’autant moins l’acharnement du pouvoir à signer des accords séparés avec tels ou tels groupes tout en sachant qu’une telle approche n’apportera jamais la paix que le peuple Tchadien souhaite depuis si longtemps. Aujourd’hui que toutes les composantes de la société tchadienne appelle à une solution globale de paix, les efforts méritent d’être conjugués. Point n’est besoin que chaque groupe recherche des solutions que d’autres ont déjà proposées. La cohésion et la cohérence des idées sont les seules issues vers la paix véritable. Tout le reste n’est que leurre et vanité.

Dr Djimé Adoum


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