Drole à la Compagnie Sucrière du Tchad (CST) à Banda (Sarh)

COSBEYE MEMTODJIM, cadre chef de service énergie de la CST banda cité parmi les premiers cadres de la cst vient d’être licencié ce 12 juillet 2007 sans droit, plus de 20 ans de service, Mr cosbeye vient de quitter la CST pourquoi? Insubordination caractérisée. c’est à dire a refusé de venir lui même dépanner une machine car celui ci recevais des primes de nuit et ces primes étaient suspendus.

C’était une nuit j’ignorais la date que la machine qui alimentait la chaudière était en panne et que cosbeye doit s’y rendre pour remédier au problème mais étant à la maison à donné l’ordre d’arrêter la chaudière et de démarrer le groupe, ce qui ce fait habituellement. Mais surpris un rapport a été envoyé à la Direction Générale de N’djamena et voila c’est une lettre de licenciement qui en suit. Un cadre qui a servi la CST je dirai La SONASUT vient d’etre licencié et en plus sans droit à 2 ans de retraite.

voici l’extrait des lettres de protestations qui ont suivi le licenciement(à defaut de scanner, j’avais saisie les textes):

Monsieur le Président Directeur Général de la CST
S/C Monsieur le Directeur de Production et Coordinateur du Site
S/C Monsieur le Directeur des Ressources Humaines

Objet : Protestation au licenciement de Mr COSBEYE MEMTODJIM

Monsieur,

Nous, délégués du personnel de la CST Banda , réunit ce jour en Assemblée Générale après avoir pris connaissance de la lettre de licenciement de Mr COSBEYE MEMTODJIM et les différentes correspondances :

L’entretien du 09/07/2007 et la note N° 807/DPCS/DRH/07 du 10/07/07 qui l’ont précédé. Exprimons toute notre indignation par rapport à la décision prise par la Direction Générale , décision prise de manière unilatérale sans tenir compte du plaidoyer du personnel cadre.

A l’heure ou nous vous adressons cette lettre, le moral du personnel est sérieusement entamé et nous nous inquiétons sur les retombées de cet événement car chacun s’interroge sur son sort.

Nous voulons exprimer notre inquiétude sur la rupture du dialogue et les entraves aux libres exercices de nos activités syndicales et nous nous réservons le droit de saisir les autorités compétentes.

La délégation du personnel de la CST Banda au nom de tous les travailleurs estiment que cette situation est encore réparable et que la décision vous revient dans l’intérêt bien compris de tous dans le cas contraire elle se verrait dans l’obligation de consulter la base pour d’autres actions éventuelles.
Veuillez recevoir Monsieur le PDG nos salutations distinguées.

Et

Monsieur le Président Directeur Général
S/C Monsieur le Directeur de Production et Coordinateur du Site
S/C Chef de Département de Ressources humaines

Objet : revendication

Monsieur

Le 19 juillet 2007 nous avons reçu les délégués du personnel un dossier relatif au licenciement du camarade COSBEYE MEMTODJIM comprenant divers notes et procès verbaux, parmi lesquels la lettre de licenciement référenciée CST N° 614/ 2007 du 12 juillet 2007, la réponse de l’intéressé et la note de protestation écrite par la délégation du personnel le 17 juillet 2007. Après analyse de tous ces documents nous disons ceci :

Le camarade COSBEYE en tant que Chef de Service Energie a techniquement bien assumé sa responsabilité en donnant des consignes pour préserver l’outil de production malgré que l’incident s’est produit en dehors des heures normales de travail, en période de sommeil.

Le fait de ne pas venir lui-même à l’usine à l’appel de son Chef de Département n’a pas causé des préjudices il ne doit pas être considéré comme insubordination caractérisée.

Même si c’est une insubordination caractérisée, elle ne constitue pas une faute lourde car les dispositions de notre règlement intérieur ne prévoient même pas une mise à pied pour une insubordination, moins encore un licenciement (sans droit).

De ce qui précède, nous demandons que le camarade COSBEYE soit rétabli dans ses droit afin d’éviter que notre entreprise soit exposée et traduite devant une juridiction compétente. Nous nous inquiétons aussi sur les retombées de cet événement qui risquerait d’affecter le programme d’investissement de l’entreprise.

Par rapport à votre note référenciée N° 33/2007 du 13 juillet 2007, nous pensons qu’à l’article 35 de l’accord collectif d’entreprise le terme « se faire assister par un délégué du personnel ne veut pas dire un délégué et un seul ».

S’agissant de l’Assemblée Générale des cadres, c’est à la demande des délégués collège des cadres que celle-ci a eu lieu en accord avec la DPCS.

Encore faut-il vous rappeler cette lucidité et sagesse qui vous a animées vont à l’encontre du non respect des textes en vigueur et nous estimons qu’il n’est pas tard que nous puisions réparer cela en nous référant au décret N° 439 en son article 13 portant sur la convention d’établissement entre la République du Tchad et la Compagnie Sucrière du Tchad.

Monsieur le PDG, veuillez recevoir nos salutations distinguées.

Pour la Sous-section. Le Secrétaire Général
LE HERAUT DE PAIX
ETUDIANT A SARH


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