Interpellation des membres de l’Arche de Zoé. Trafiquants d’enfants ou humanitaires ? – R-Niger

Sont-ils des trafiquants d’enfants et des pédophiles, comme l’a dit le président tchadien, Idriss Déby Itno ? Sont-ils des humanitaires, comme ils le clament ? Ou des courtiers, comme le prétendent d’autres ?

Les membres de l’ONG française, l’Arche de Zoé, sont au centre d’une vive polémique depuis le jeudi 25 octobre dernier, jour de leur arrestation à Abéché au moment où ils s’apprêtaient à embarquer 103 enfants pour la France où des familles d’accueil qui ont déboursé gros les attendaient. Alors à qui revient cet argent ? Le pot aux roses a été découvert en ce moment précis. Pour faire son opération, découragée au préalable par le gouvernement français, l’ONG a prétexté que ces enfants sont orphelins, malades et ressortissants du Darfour en proie à une violence inouïe. Toutes investigations faites, ces enfants ne sont ni orphelins ni malades, ni ressortissants exclusivement du Darfour. Parmi eux, on a pu identifier des Tchadiens, à qui on a promis un bel avenir dans l’hexagone. Or il existe des règles généralement admises en matière d’adoption d’enfants, si tel était le cas. Le ministère français des Affaires Etrangères a dénoncé cette opération, la qualifiant au passage d’illégale. Ayant eu vent de ce qui se tramait, il a saisi le parquet de Paris.Comment peut-on venir dans un pays «ramasser» des enfants comme du bois mort, pour les acheminer dans un autre pays, sans au préalable requérir le consentement de leurs parents et au mépris de la dignité humaine ?Le procureur d’Abéché a poursuivi les initiateurs de cette opération pour escroquerie et trafic d’enfants. Ils doivent être jugés par les tribunaux du Tchad, lieu de la commission du forfait, car l’acte est intoléra-ble.

Dans cette affaire sacbreuse, il faut aussi mentionner l’arrestation de trois journalistes français qui ont fait le déplacement d’Abéché pour couvrir l’évé-nement. L’arrestation de ces derniers ne s’imposait pas. Ils étaient là pour faire leur travail. Par conséquent, le gouvernement tchadien n’a pas à ternir son image en continuant à les frapper avec le même bâton que les trafiquants.

O. Keïta


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