Les fantômes retiennent Mahamat Nour et appellent d’autres leaders!

Les opposants politico-militaires ont flagellé Idriss Deby et l’ont trainé dans la boue en public. Aujourd’hui, ils sont tous à sa table entrain de se sucrer et sous ses ordres de Deby ou veulent être à sa table.

Malgré que Deby n’est pas un choix pour les tchadiens, les chefs politico-militaires ne valent pas mieux que lui. Ils ne lui arrivent même pas genou. Ils sont indignes de se comparer à Idriss Deby pour la raison que si les rôles étaient inversés, Deby les aurait combattu sans jamais accepter de venir s’attabler devant un certain Timane Erdimi, Mahamat Nouri, Mahamat Nour ou Eldjinedi. Même dans la médiocrité, c’est une différence de stature qu’il convient de noter. Les criminels ont eux aussi un code d’honneur. Ces politico-militaires n’en ont pas.

La nature criminelle de Deby ne doit pas nous rendre malhonnête ou injuste. Pourquoi traiter Deby d’arrogant lorsqu’il est le premier à voir juste en qualifiant les politico-militaires d’aventuriers? A-t-il eu tord d’anticiper avec raison? Aujourd’hui, Idriss Deby déclare qu’il n’yaura jamais plus d’accord avec personne. Les réactions sont similaires à sa première déclaration. Mais Deby fait cette déclaration en connaissance que les énergumènes qui le harcellent actuellement ou qui le harcelleront reviendront toujours à sa table sans honte, sans grandeur d’âmes et sans reconnaissance. Sur ce point, demain, la raison vous quittera pour se ranger du coté de Deby. Si vous attendez, vous verrez.

Par ailleurs, Mahamat Nour a entrainé les enfants avec lui à la porte de Ndjamena en avril 2006. Ces enfants sont tous morts et leurs âmes errent aux alentours de Ndjamena hantant la tranquillité des lépreux et des résidents des faubourgs. Aujourd’hui, acculé dans sa chambre d’hôtel, il tente de fuir mais il est rattrapé par les fantômes de ces enfants qui lui disent : «chef, reste avec nous à Ndjamena et continuons le combat de l’autre coté». D’autres leaders armés ont entrainé leurs propres enfants dans la rébellion et leur ont offert la mort. Ils vont rentrer bientôt à Ndjamena se sucrer mais il y’aura des absents qui vont durement manquer à certaines mères. Nous attendons d’écouter ce qu’ils diront aux mères de ces enfants. Et les autres chefs de guerre? Ce qui semble être une prophétie de Deby tient encore : «c’est leurs tombes qui les appellent à Ndjamena». Franchement, comme titré sur www.librafrique.com, la voie armée est un mal de plus. Nous nous sommes trompés de chemin ou du moins nous avons eu tord de placer notre confiance en ces chefs de guerre qui nous conduisent vers la catastrophe. Quoi qu’on dise, ce chemin nous a apporté un mal de plus. Réalisons que ce n’est pas la solution que nous recherchons. Elle est vraiment ailleurs.

Adoum Hassan Issa
La_voix_du_citoyen@yahoo.fr


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