Tout serait terminé…

Si seulement, les intellectuels ont véritablement joué leur rôle d’éclaireurs du peuple, dès le début de la démocratisation du pays, en instituant, sincèrement, des règles et des lois solides, inébranlables et respectables par tous.

Tout serait terminé, si seulement, le Tchadien dans son ensemble a saisi un peu plutôt, la portée de nuisance de ce pouvoir, enraciné à N’Djaména, depuis 1990, par la faute de certains intellectuels. Tout serait terminé, si seulement, les tchadiens « d’en haut » ont observé objectivement, avec responsabilité et senti en eux, en tant, ne serait-ce qu’humain, le calvaire, la misère et les pleurs des enfants, femmes et vieillards, couche vulnérable de nos villes et campagnes, causés par la mauvaise répartition des biens communs d’une part et d’autre part, par la politique « de diviser pour mieux régner » et d’épuration ethniques imposée aux tchadiens dans leur ensemble, pendant bientôt deux décennies ; et ceci avec la complicité d’autres intellectuels. Tout serait terminé, si seulement, les aînés et les autres compétences nationales, qui sont, d’une manière ou d’une autre, entrains d’appuyer, avec des mains pleines de sang des innocents, le régime despotique dans ce salle besogne, savent réellement, et ce, devant la postérité, leurs responsabilités à répondre de leurs actes ; pillage de derniers publics, bradage des richesses nationale, crime contre l’humanité… Tout serait terminé, si seulement, ces femmes tchadiennes, toutes sans exclusion, se soulevaient à temps, pour décrier le massacre et l’extermination de leurs fils par la fourberie d’une seule personne, atteinte d’une folle obsession d’engager notre pays dans une guerre sans issue avec notre voisin, pour gagner, je-ne-sais-quoi, au lieu de l’applaudir et jubiler avec lui sur les cadavres des tchadiens, pour l’encourager; lui, qui, pour sa part, se moque éperdument d’elles, en somme, de nous tous. Tout serait terminé, si seulement ce ras-le-bol des tchadiens, affiché aujourd’hui, vis-à-vis des autorités, devenues des bourreaux du peuple, est exprimé à temps. Tout serait terminé, si seulement, toute la jeunesse tchadienne a réclamé bien avant son droit, celui d’être impliquée dans la gestion de la chose publique, au lieu de se contenter de la considération, « de moins que rien », qui lui est accordée aujourd’hui et utilisée momentanément, rien qu’a des basses œuvres par la volonté et pour le plaisir et la grandeurs, tout simplement, des minables parvenus. Tout serait terminé, si seulement l’opposition de l’intérieur, dite « démocratique » se respecte vraiment en cessant de légitimer un pouvoir habillé d’une mascarade de forme démocratique. Tout serait terminé, si seulement les mouvements armés seront une fois sincères, honnêtes, soudés et confiants dans leur option, sans considérations claniques, moins encore régionales et s’engagent à combattre, uniquement, le mal qui endigue l’émergence du Tchad dans le concert des nations. Et ceci ne sera possible que s’ils rompent définitivement avec les mesquines combines de se cacher pour dire : « bien que nous sommes du même bord pour le moment mais je te porte pas dans mon coeur ». Tout sera terminé si la Nouvelle Génération, émergeant à l’Est du pays, évite de tomber dans ce carcan pour former une organisation d’obédience nationale, digne de mettre un terme aux souffrances du peuple tchadien. Tout sera terminé si les jeunes, fer de lance de la nation, décident de sortir de l’éternelle sous-tutelle pour chercher leur voie, celle tracée et empruntée aujourd’hui par la Nouvelle Génération. Tout ceci sera terminé, INCHA ALLAH, par la volonté du mouvement de prise de conscience de la Nouvelle Génération qui, s’agrandit de jour en jour et contre vents et marées, à l’est du pays.


ABDELSALAM MAHAMAT ABERAMAN HAGGAR


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