Peuple tchadien, ta lutte est juste !

Aujourd’hui dans mon beau pays le Tchad, du sang prospère, des milliers de personnes mutilées et des morts se comptent par dizaine. Des orphelins et de veuves se multiplient sans cesse et pullulent partout.

Des personnalités légendaires du pays portées disparues avec la complicité du régime Déby et la bénédiction de la puissance tutélaire qu’est la France. Des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes forcées à prendre le chemin de l’exil. Plusieurs patrimoines complètement mis à sac parce qu’on veut conserver le pouvoir d’un seul homme avec ses prébendiers.

Dans quel pays au monde, les autorités poussent les populations à la délation ? Il n’y a qu’au Tchad de Déby et sa clique de maffiosi qu’on peut voir de choses pareilles. Dans mon beau pays le Tchad, les autorités sabotent toutes les actions des défenseurs des Droits de l’Homme. Dans mon beau pays le Tchad, la plume est brisée par le régime liberticide incarné par Déby et ses acolytes. La presse privée « l’empêcheur de tourner en rond » a été obligée de se taire pour le bon vouloir du prince fabriqué de toute pièce par la France qui prend en otage tout un peuple.

Dans mon beau pays le Tchad, la justice est devenue l’appendice du pouvoir : détournement des deniers publics, falsification des pièces administratives, la contrefaçon des billets de banque, trafic d’arme de tout calibre, vols à mains armées, viols, braquages, assassinats de nuit et jour, corruption rampante sont le lot d’un régime massacreur du peuple tchadien imposé par l’Hexagone.

Dans mon beau pays le Tchad, indépendant sur le papier, dirigé par une minorité sanguinaire corrompue au pouvoir néocolonial qui opprime, réprime et précarise depuis 17 ans, dont la souveraineté est toujours entre les mains de nos ancêtres Gaulois incarné par le fils d’un immigré Juif Hongrois, Nicolas Paul Bronsca Sarkozy qui le gère comme les boutiques de son père immigré.

Dans mon beau pays le Tchad, la démocratie est reléguée aux calendes grecques par le régime totalitaire tenu des mains de fer par le fils d’un berger venu de Berdoba à l’extrême Sud de l’Ennedi.

Dans mon beau pays le Tchad, le virus de la violence a atteint son apogée ; tout est permis. Sauf la droiture. Les femmes de toute catégorie sont devenues aujourd’hui la proie facile des hordes de mercenaires communément appelés Toroboro venus précipitamment à la rescousse d’un régime agonisant et finissant et remis en scelle in extremis par la volonté du grand manitou de l’Elysée. Des jeunes filles violées en présence de leurs parents. Des épouses violées en présence de leurs époux. Des mamans violées en présence de leurs progénitures. Des beaux-parents violés en présence de leurs gendres. Des sœurs violées en présence de leurs frères. Des maris ligotés et molestés en présence de leurs enfants et épouses.

Aujourd’hui le monde entier s’attèle à préserver l’écosystème, c’est en ce moment précis que le régime corrompu, honni et vomi s’évertue à détruire des gros arbres sur les artères de N’Djaména sous prétexte que ceux-ci servent d’éventuel refuge aux rebelles qui reviendront le déboulonner de son trône. Des tranchées de 3m de profondeur et 2m de largeur sont en train de se faire autour de N’Djaména par une société criminelle française Satom. Des mines anti-personnelles sont en train d’être enfoui autour de la capitale sous l’œil bienveillant de la France.

De tout ce qui précède, le peuple tchadien doit se lever comme un seul homme « à la façon ivoirienne ou à l’irakienne » et s’en prendre à tous les intérêts français et la communauté française vivant au Tchad. Notre combat doit continuer sans trêve, ni répit même si les leaders de l’opposition nous soient présentés et qu’on écoute leur vive voix aux côtés de notre peuple martyr.

En avant peuple tchadien, la victoire est certaine !

Ereck Dinar


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