Portrait du Coordinateur de l’U.F.C.D le Colonel ADOUMA HASSABALLAH

Adouma Ouaddaiens d’allure princière, un chèche de soie vert nonchalamant noué autour de la tête, téléphone satellitaire en main et lunette de soleil. Il a des mains longues et fortes, un visage creux tranché dans le métal et le regard fier, Ce n’est autre que Le colonel ADOUMA HASSABALLAH né vers 1953 à Biltine, dans le Wadi-Fira. Un maba koroi de Toyone (dit Toyone Djéné, village où comptait autre fois une compagnie de braves descandants du Sultan ABDELKERIM BENI DJAME dans un site très verdoyant avec de beaux arbres, aux bords de mirobolants ouaddis. Pour mieux le connaitre il faut aussi situer ses origines arabe khouzam Alalgué de Karkour (Batha) et Ouled Rachid zabada d’Ati de ce fait il est un proche parent du feu CEMGA du MPS MAHAMAT ALI BRAHIM, il est aussi cousin germain au Colonel ISSA BRAHIM alias Wach Al doud, au Colonel AHMAT HASSABALLAH SOUBIANE alias Bavure où encore du colonel MHT ISSA MHT.

Il n’est aussi autre que l’un des chefs d’orchestres des offensives politico-militaire d’Adré de Moudeina, du 13 avril 2006 (FUC) sur N’djamena, d’Abeché, de Guanatir, de Biltine, de Hadjer Méram Abougoulem…etc. C’est un solide qui applique sec et frappe fort, un colonel avec des indications qui fait aujourd’hui l’unanimité au sein de la rébellion tchadienne. Hormi le fait que ADOUMA HASSABALLAH soit le repère des ouaddaiens au front est du Tchad, on a souvent entendu parler de lui comme une figure emblématique de la rébellion depuis sa défection qui elle date de 1999 avec les colonels ADAM alias BAZOUKA et assisté par des officiers aussi braves que les colonels : ADAM ABDALLAH AMBADADE alias TUNISSI, FIZANI MAHADJIR, IBRAHIM IRIG qui ont tous brillés lors des différents combats engagés contre la soldatesque de DEBY. C’est un grand guerrier constellé de cicatrices, un superbe combattant, sa vocation était toujours partagée entre l’humanitaire et l’armée.

Des études primaires et secondaires à l’école du centre de Biltine puis au lycée Franco-arabe d’Abeché où il était sur le meme banc que le dictateur DEBY, dès l’obtention de son baccalauréat, il troque son complet veston pour le treillis léopard, béret rouge et rangers, il soigne son allure et sa prestance, il était parti pour une grande carrière et il en était convaincu. Ecole des officiers armés de Ndjamena (GEMIA), officier para commando formé au Zaire, il intégra le Frolinat, les FAP, les FANT puis enfin il rejoint les fameux commandos arabes de ACYL AHMAT AKHBACH formés à Koufra, le CDR. Il avait rejoint DEBY en 89 où il joua un rôle déterminant dans les combats décisifs du MPS. Il est mieux connu de cette nature à ne pas caresser dans le sens du poil son ancien compagnon de Bamina.
Un visage osseux, des yeux noirs d’aciers fixes comme des canons de revolver, c’est un grand baroudeur réputé en 1986-1987 lors des attaques ayant entrainé la déroute des libyens. Toujours corsetés de chargeur, fusil d’assaut en sautoir, coiffé d’un cheche vert, C’est un homme d’une bravoure et d’une intelligence exemplaire au combat. C’est aussi un homme extrêmement résistant, un grand homme musclé, les hachures fines, des yeux noirs et froids comme des éclats d’obsidienne, qui dans les rares moments où il rit, remarque des dents éblouissantes, un mitrailleur très rarisime, il aime les belles armes, il roule souvent avec un revolver un 32 Smith et wesson sous son boubou ou un 371 magnum capable de faire exploser à l’impact, à plus de 100 mètres , la tete d’un rhinoceros en pleine course. Incontestablement, il n’est ni un opposant par défection ethnique, moins encore un opposant de la 25ème heure. Connu de longue date pour ses engagements politiques en faveur d’une société démocratique forte et unie au Tchad.

Commandant adjoint de bataillon de la zone n : 6 de HABRE, Commandant adjoint de la région militaire d’Abéché de DEBY, après avoir été limogé, il est reversé de l’armé pour intégrer les forces de l’ordre où il fut le commissaire en chef du 2ème arrondissement de N’djamena. Percevant beaucoup de difficulté face à ses fonctions et les soufrances du peuple tchadien (surtout à l’Est après les exactions de Chokayane, Guingilim, Wadi Hamra, Dar Tama, au Sud au Guéra : région qui ont le plus subbi la dictature que partout ailleurs), il démissionna et peu de temps après rejoint le maquis en 1999. Depuis lors, il adhéra le FPRN de son compagnon de lutte de tous les jours le colonel ADOUM YAKHOUB dit KOUGOU jusqu’en 2005 ou fut l’arrivée d’un troisième de leur proches, un homme très dynamique sur le terrain militaire, le feu et honorable Colonel MHT ISSA MHT venu tout droit de l’école de guerre de Paris (CID), cet officiers bien formé comme le pauvre DAOUD SOUMAINE (ancien CEMGA de l’ANT que DEBY a sacrifié) paix à leurs ames.

Cependant en janvier 2006 pour des raisons et par une trajectoire qu’ils sont les seuls à pouvoir expliquer, ils ont quitté le FPRN pour intégrer le FUC du Capitaine MHT NOUR. Le colonel MHT ISSA fut nommé Chef d’état major du FUC et le Colonel ADOUMA HASSABALLAH Chef d’état major particulier.

Apres plusieurs combats tous avec de grands succès comme celle du 30 mars 2006 à Moudeina, ils finissent par attaquer la capitale Ndjamena le 13 avril de la même année. Il se dégage de lui une impression de force et de courage éprouvé, en tenue desert, couleur de sable, tacheté de sombre, très grand, peu mince, les muscles séchés par les courses dans le vent et le soleil.

Dans les faubourgs de Ndjamena, le champ de bataille était une large plaine à peine cabossée et roulante plantés des épineux. Le colonel ADOUMA HASSABALLAH est un guerrier d’assaut, partisan du feu et du mouvement. Ils regroupèrent lui et le colonel MHT ISSA une centaine de braves combattants tels que le colonel AHMAT YAYA et les defunts TOGOI ADAM, ANNOUR ROZI, ALDJID OUMAR… etc sur une colonne de 60-70 pick-up seulement et lancent une attaque sanglante : des grêles de fusils antichars font sauter des dizaines de toyotas et de camions mais malheureusement ils échouent face à l’armée clanique Debiste appuyée par les forces d’occupations françaises.

Apres un repli tactique sans précédent, il perdu son frère et compagnon d’arme le Colonel MHT ISSA puis regagne à nouveau ses camarades du FUC où il remplaça le défunt au poste de chef d’état major (CEMGA). Quelques mois plus tard, après une dispute avec le capitaine MHT NOUR, ils ont eu accrochage terrible puis se sont divisés. Enfin il créa le Rassemblement National Démocratique (RND), une organisation d’à peu près 2000 personnes qui a des aboutissements, des objectifs et ouvert à tous les tchadiens de diverses régions. Suite à l’accord politico-militaire constituant l’UFDD à GALDANG-GALDANG, ADOUMA HASSABALLAH fut le commissaire à la mobilisation des masses puis du fait qu’il ait mobilisé l’essentiel des forces de l’UFDD, Vice-Président de l’UFDD, aujourd hui on le voit diriger l’UFCD qui regroupe plus de 3500 hommes contrairement aux 2000 annoncés, et ce grâce à l’arrivée massive de tchadiens d’un peu partout des quatre point cardinaux et aussi à la défection du Général KARIM BORI, aujourdhui N°2 de l’UFCD, un kenga du Guéra.

C’est un homme qui a de la force, de l’héroïsme, de l’hardiesse, du stoïcisme et surtout de la volonté politique. Toujours avec son pistolet mitrailleur UZI, il ressemble à un flingueur sicilien mais c’est un excellent soldat qui ne connait guerre la lâcheté.

Tous les tenors de la rébélion ont participés activement au régime sanguinaire de DEBY et l’on aidé à muselé l’opinion et ses leader. MAHAMAT NOUR l’enfant terrible du Dar Tama, un inconnu du public qui fut l’un des rebelles les plus crédible avant de trahir le peuple tchadien en ralliant le régime du pompier pyromane DEBY, cette fois ci on a devant nous d’autres tchadiens normaux X qui connaissent les vraies souffrances du peuple, qui ont subbi et qui sont debout et à l’ouvrage pour faire partir DEBY. Donc si les autres veulent le bien de notre patrie et non le pouvoir, et s’ils sont honnêtes, qu’ils désignent un civile qui n’a jamais fleurté avec l’administration tchadienne comme Président de la future transition, qu’ils le mettent en sécurité à Khartoum et qu’ils combattent pour lui, pour l’amener au pouvoir.

Le tchadien normal se demande de quel droit certains qui ont assumé les fonctions les plus hautes de l’Etat (qui n‘ont jamais soutenu le peuple tchadien meurtri par l’oppression) et qui ont eut l’occasion de combattre corps et âme des fils aussi respectables du Tchad comme YOUSSOUF TOGOIMI, se permettent vers la fin de leur vie de créer des rébellions qu’ils dirigent eux meme pour accéder au pouvoir.

Sincèrement, il faut que les chefs de groupes rebelles reviennent à la raison, le pays a trop souffert, il faut désigner quelqu’un d’autre et ce de façon démocratique. L’AN et l’UFCD qui sont des forces égales et ce qui reste du RFC doivent faire le nécessaire pour dégager cet homme là pour diriger la nouvelle alliance définitive. Que ceux qui se sont regroupé pour créer l’AN reconnaissent qu’ils l’ont fait à la va vite excluant leur vraie force mais des gens qu’ils considèrent subalternes, l’AN doit appeller les autres de l’UFCD et du RFC à se regrouper tous ensemble de façon claire et devant les tchadiens pour définir une vraie structure. La nouvelle alliance devra alors rapidement attaquer DEBY avant qu’il ne se réorganise et ce avant la saison des pluies, pour enfin lui donner le coup de grâce. C’est cela que le peuple tchadien dans son ensemble attend de vous, si vous le faites, alors vous gagnerez sa confiance.

Ecrit par un tchadien de la rue


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