Les facteurs qui ont conduit le pays en enfer n’obéissaient à aucun teint!

Que des tchadiens! Bons teints ou mauvais teints, les tchadiens de toutes couleurs confondues n’ont pas su gérer le pays dans sa richesse tribalo-ethnique. Les tchadiens et les observateurs conviennent que le pays va très mal. Il est même classé comme un pays raté. Nous convenons tous que les gouvernements qui se sont succédé depuis l’indépendance se sont comportés comme des occupants. Ils ont favorisé la mise en place d’un système de gestion taillé sur mesure permettant aux ethnies au pouvoir de se servir copieusement du patrimoine national. C’est de ces pratiques qu’est né le classement du Tchad comme pays le plus corrompu de la planète.

Incapables donc de créer un environnement favorable à l’éclosion et à l’épanouissement de la nation tchadienne, ces gouvernements ont échoué tout autant dans la définition et la mise en œuvre de programmes de société répondant aux besoins réels de la population. Tout au plus, ces gouvernements ont transformé le pays en une chefferie traditionnelle sur laquelle leur clan devait régner sans partage, remisant aux calendes grecques le reste du peuple.

Les quelques ressortissants des autres ethnies qui ont pu trouver de la place dans les rouages de l’état avaient dû vendre leurs âmes ou, à tout le moins, accepter l’humiliation constante. Ce système perdure encore aujourd’hui et c’est ce qui fait que le pays ne retrouve pas son équilibre.

Le gouvernement de M. Youssouf Saleh Abbas n’est donc pas si différent dans la mesure où il se met en place dans des conditions encore plus difficiles à cause de la guerre. Que des membres plus clairs ou plus sombres de peau fassent partie de ce gouvernement ne semble pas être un facteur déterminant dans la recherche de la paix et la sortie de crise dont le pays a vraiment besoin. Les récits de M. Beremadji ne sont pas de nature à favoriser le colmatage des brèches qui ont conduit à l’atomisation et à l’effritement du tissu socioculturel du pays des Sao. Ces récits sont d’ailleurs très mal placés et risqueraient de creuser encore davantage le fossé entre les communautés.

Loin de nous l’idée de savoir exactement ce que veut M. Beremadji, il nous est quand même permis ici de spéculer que ces récits semblent être une tentative sournoise d’insinuer que les arabes au “teint clair


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