L’Eufor, la farine de Deby et vents d’Est

(Pleurons : ALINGUE, KAMOUGUE, DAHALOB, NAYMBAYE et votre camarade de lutte le Dr IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH alors ?)

Il y a environ des mois déjà que Deby a fait une déclaration a l’occasion de son conflit avec notre voisin le Soudan qui ne pouvait passer inaperçue, car comportant des ambiguïtés.

Alors qu’il n’était question que des djandjawids, des soudanais persécutés et ayant trouvé refuge au Tchad et aussi d’intervention de l’EUFOR pour empêcher les massacres, on voyait Deby faire une mise en garde à la communauté internationale et qu’il met face à sa responsabilité si elle n’intervenait pas tout de suite pour prévenir le génocide à la rwandaise qui se serait en train de se préparer dans les régions du Ouaddaï et du Ouadi Fira.

On ne pourrait alors s’empêcher de s’interroger sur les fondements d’une telle allégation alors que rien ne présageait une entreprise semblable, pas même le moindre indice. Olivier Bercott du Humain Right pourrait nous contredire.

Tant s’il est vrai que l’obligation de tenir une telle déclaration ,ne peut se passer de l’indispensable précaution en pareille circonstance ou l’arrivée de l’EUFOR semble être l’ultime priorité. Il a fabriqué des histoires pour confirmer la farine de Deby. Cette priorité trahit cependant et de manière brutale les intentions inavouées sur les entreprises. Dès lors, toute chose devient par ailleurs intelligible et, les faits sont en train de confirmer ce point de vue dont voici quelques éléments de preuve :

L’apparition des milices Dajos (au département du Sila), Massalits (département d’Assonga) et leur vrai frère du sang les zakhawas soudanais rebelles qu’on appelle aussi Toroboros qui font la loi à Abéché sous les yeux complices de l’EUFOR.

L’objectif affiché par ces groupuscules étaient la défense contre les incursions djandjawids dont ont souvent été victimes les habitants proches des frontières soudanaises. Aussi, cet objectif a pu trouver son accomplissement dans les accrochages qui s’étaient en quelques occasions déroulés avant l’arrivée de l’EUFOR.

Aujourd’hui, les djandjawids se faisant rares, les milices vont très vite changer de cible. Sans doute aussi que parmi les objectifs premiers, figurent d’autres objectifs inavoués, véhiculés par leurs commanditaires.

C’est ainsi que la nouvelle cible devient les Ouaddaiens ( maba, mimi, tama etc.) et les Arabes, à l’exception des Zakhawas qui semble-t-il ont fait accepter aux Dadjos leur commune descendance.

Les discours que les Toroboros tiennent pour justifier leur revirement, qui ne semblent pas pris au hasard du chemin, ne peuvent se fonder sur un argument valable et frisent même le ridicule :

Selon eux les Arabes et Ouaddaiens sont des descendants d’un même ancêtre abbasside, et vont donc se coaliser contre les autres (POURTANT LES DADJOS ET MASSALITS SONT PLUS OUADDAIENS QUE ZAKHAWAS) ; Que les Arabes sont en train de venir en ce moment massivement du Yémen envoiés par Ben Laden pour massacrer Dadjos et Massalits.

N.B : depuis lors, (et plus particulièrement depuis que Deby et son ministre de l’intérieur chargé des affaires inutiles ont tenu de discours qualifiant les rebelles des islamistes), beaucoup d’accrochages et de tueries ont eu lieu entre les Toroboros et les communautés en question et qui sont révélatrices de l’implication directe du pouvoir. La dernière visite de Deby dans la région, alors qu’il se trouvait en compagnie de ses troupes, il lui a été rapporté que cinq civils d’ethnie ouaddaienne venaient d’être exécutes .Il envoya alors vérifier les faits: il s’agit de cinq cultivateurs et éleveurs assassinés par les toroboros. Deby ne dira alors aucun mot, aucune instruction, pas même pour identifier les assassins pour en connaître les mobiles, moins encore de les arrêter ou de les juger. L’étonnement a été total au sein des militaires d’autres tribus.

Peut-on s’empêcher de lire dans ce geste l’approbation tacite, l’encouragement pour l’œuvre entreprise par les toro boros ?

Pourtant, tout semble partie de là, et la tournure que les événements ont pris par la suite, loin de démentir cette présomption, ne va apporter que confirmation: chaque jour de tir d’arme se fait entendre opposant les toroboros et les habitants sans défense. A chaque fois les Zakhawas(TCHADIENS), seuls, sans faire appel à leurs collègues militaires d’autres tributs interviennent aux cotés des toroboros .

Nous avons fini nos investigations, dans nos correspondances qui suivront, vous serez informé des milices dadjos, massalites et les atrocités commises en 2006. Une histoire fabriquée par Deby, la suite vous connaissez : EUFOR au TCHAD= VIDE DE SENS.

(Nous rappelons à Mr YSA de mettre immédiatement en lumière le cas du leader de l’opposition politique le Dr IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH YAKHOUB.)

A SUIVRE

MAKA TOUKLI


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