Milices (Dadjos, Massalites), commandés par le génocidaire Deby

«C’est tout a fait clair ! Nous condamnons la prise de pouvoir par les armes, mais il faut aussi être clair, nous condamnons par la même force sa confiscation par les armes.Ce qui est un le cas aussi maintenant », Dr IBNI OUMAR MAHAMAT SALEH YAKHOUB

Dans le Sila , les affrontements entre milices dadjos et les autres communautés qui y vivent( Arabes et Ouaddaiens notamment) sont en train de prendre des proportions inquiétantes a raison sans doute de l’éloignement de la région et de l’intransigeance des Dadjos qui tiennent coûte que coûte a chasser les autres communautés du Sila.Par conséquent l’implication (des autorités politiques ,militaires tchadiennes et sous couvert de HCR certains ONG ) devient beaucoup plus active parce que facilitée par cette intransigeance et par cet éloignement.

Notez bien dans vos cahiers d’Histoire

Pendant l’attaque menée par les Arabes tchadiens le 8 Octobre qui a commencé par le village de MARFAKETE et qui s’est prolongée jusqu’au village de TIERRO a quelques 110 km a l’Est de GOZ BEIDA, on a dénombre environ 300 cavaliers arabes tchadiens sans compter les piétons. Les affrontements ont fait 10 morts et 16 blessés du cote Dadjos(les assaillants retirent avec eux morts et blessés). Grâce a l’intervention du sous-préfet de KOUKOU, un ressortissant de la région et un colonel hadjarai, le calme a été rétabli. Cependant le sort de plusieurs dizaines d’Arabe et Ouaddaiens n’ayant pas participé aux affrontements et qui furent arrêtes et transfères à Goz Beida demeure jusque la inconnu.

Est-ce que ces affrontements ont été la conséquence directe de la restitution du bétail des Arabes-zakhawa vole par les Arabes soudanais coupeurs de route et qui a été a priori perçue par les populations dadjos comme étant une complicité Arabo-Arabes ?

Ce qui est sur c’est que cette restitution sélective de bétail (les Dadjos n’en ont pas bénéficie) a radicalisé la position des Dadjos dans leur volonté de vider les autres ethnies (a l’exception des Zakhawas) de < chez eux> et a été une occasion de manipulation politique.

Quelques jours après, d’autres affrontements se sont produits au village FARADJANI. C’était une riposte arabe en représailles a une prise d’otage d’un vieux Arabe Bani-HALBA par les miliciens Dadjos qui l’ont exécuté dans leurs camps .Pendant la riposte ,les Arabes ont enlevé 22 Dadjos en otages surtout dans le village de MARMADERGUE. Ces affrontements ont fait

Cinq morts du cote des cavaliers arabes et trois morts parmi les milices dadjos.Mais quand les militaires tchadiens sont arrivés sur les lieux, ils vont automatiquement se joindre aux miliciens pour mener la poursuite des assaillants jusqu’aux environs du village de MIRIRIKA.

Les habitants de cette zone ont noté que pendant plusieurs heures (environs cinq heures comme on le dit ?) des tirs d’armes lourdes en directions des fuyards ont été entendus.

Les assaillants ont-ils tous été massacré ? Personne n’en saura rien, la zone demeurant jusqu’aujourd’hui interdite par l’armée, même aux ONG humanitaires avec la complicité de l’armée Françaises.

Il n’en fallu pas attendre longtemps pour constater une autre démonstration de l’implication de l’armée tchadienne, du moins de certains de ses membres et de ces responsables, dans cette aventure : le village de KOUZI-WAHID dont les habitants sont essentiellement MIMI a été attaqué par les milices Dadjos .Bilan : trois morts du cote Mimi et des blessés par balles.

Chevaux et effets emportes. L’action républicaine salvatrice des forces de l’ordre pourtant tant attendue,n’eut jamais lieu.Elle n’aura pas non plus lieu quand bien même les populations des dizaines de villages a l’exemple de FALCO,WIRERIKA,MOURAI-OUADDAI,KOUZI-WAHID et des ferriques dont HADJER

AZARAKH,MIRIO,DAMRE etc.. Sont depuis longtemps interdits du moindre déplacement fusse t-il pour chercher des soins dans les centres des ONG ou aux centres de santé ou encore pour conduire les enfants a l’école .Ces habitants sont condamnés par les milices a rester chez eux ou de quitter, et ceci sous le regard des autorités de l’Etat et du regard complice des troupes d’occupation étrangère (épervier converti aujourd’hui en EUFOR) implantée dans notre pays sans l’avis du peuple.

Les autorités n’ont pas non plus interpellé les chefs des milices Dadjo (ou Massalites) même les plus cités tels que comme BECHIR HASSAN, HASSAN KOLLE ou AHMAT ABDOULAYE qui vaquent librement a leur charge.La commission dépêchée sur le lieu qui croyait avoir a faire a des Djandjawids et <leurs complices tchadiens> n’ont trouvé rien d’autre qu’un certain HAROUN, Dadjo de surcroît, déguisé en Djandjawid et qui pillait les siens avec…. Sa propre milice ! Le plus étonnant peut-être c’est qu’il n’est pas mis aux arrêts alors que c’est toujours possible,mais on s’est mis pour tache jusqu’à ce jour,seulement a le rechercher.

Mais que cherche l’EUFOR au TCHAD ?
Arrêtera- t-elle ce génocidaire DEBY et ces complices ?

Cette inaction, ce silence complice de l’EUFOR et de l’administration quand ce n’est pas ses incitations coupables vont encourager encore l’intransigeance des Dadjos.

Et comme toute entreprise du genre peut engendrer des bénéfices politiques ,on perçoit déjà des politiciens traînant d’autres abrutis derrière eux ,qui soutiennent les milices dans leurs revendications,espérant une compensation aléatoire .Parmi ceux-ci des députés de la région bien connus et des chefs de cantons.

Une distinction doit être faite cependant : le sultan BRAHIM du Sila s’est toujours opposé a la traque de ses coreligionnaires comme réponse aux exactions que les Arabes tchadiens ont fait subir quelques fois aux Dadjos(en réalité tous les autres qui vivent sur la frontière en ont pâti également).Cette attitude responsable lui a coûté sa place .Cette curieuse mutation était incontestablement le meilleur moyen d’aménager une escalade que le sultan pourra par sa présence a Goz-Beida empêcher.

La suite est connue, des milliers des Ouaddaiens et Arabes tchadiens sont refoulés de leurs villages et ferriques par les milices Dadjos ,Massalites et les Toro-Boros Zakhawas.

Les miliciens Dadjos ,Massalites et Toro-Boros qu’on peut qualifier d’ores et déjà de milices progouvernementales (ils ont participé activement en février 2008 lors de l’attaque rebelle a N’Djamena), ne se battent pas a l’aide des machettes mais utilisent des armes modernes et ont leurs camps dans les montagnes a l’exemple des camps de la zone de FARADJANI.

La plupart des milices dadjos ont semble t-il été entraînés par les tord-boros a l’intérieur du territoire tchadien et beaucoup de tchadiens l’auraient sans doute vu, sauf les autorités.

A suivre.

MAKA TOUKLI


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