Sarkozy, en grand libérateur, va "négocier" chez les Africains – Radin rue

Cela en devient ridicule, risible, le grand n’importe quoi français sur la scène internationale.

Au départ, une associations qui sous des airs d’ONG a laissé dans son action au Tchad un amère goût de mensonge, de manque total de maturité, d’irrespect et d’une insolence honteuse envers l’Afrique ; « Children Rescue » alias « L’Arche de Zoé », ou un camouflet pour la France maîtresse des droits de l’homme prise sur le vif d’une action inhumaine. Et maintenant Sarkozy, en grand libérateur, va « négocier » chez les Africains.

Le président français, Nicolas Sarkozy, entre dans la polémique mise en place par l’éffrontée Arche de Zoé. Le président de la République se rend au Tchad, au prix de laisser penser que la où la France n’en faisait pas assez, elle en fait dorénavant trop ; Sarkozy doit rencontrer Idriss Déby, président du Tchad afin d’évoquer la situation des 16 Européens, parmi lesquels neuf Français, poursuivis dans le cadre de l’affaire « Arche de Zoé ».

A l’heure actuelle le président français est en route pour le Tchad.

« Le président de la République est en route pour N’Djamena pour y rencontrer son homologue tchadien M. Idriss Déby Itno », indique David Martinon dans un communiqué.

« L’entretien des deux présidents portera notamment sur la protection consulaire de nos ressortissants et sur la coopération judiciaire entre le Tchad et la France dans le cadre des instructions ouvertes dans les deux pays », précise le texte.

De son côté la justice tchadienne dès samedi a entamé les auditions des Européens inculpés pour enlèvement et escroquerie dans l’affaire de l’ »Arche de Zoé ». Il y a des français, des espagnols et un belge. Pour ce qui est des neuf Français et des sept Espagnols, ils ont été interpellés le 25 octobre à Abéché, dans l’est du Tchad, alors qu’ils tentaient d’emmener en France 103 enfants africains âgés d’un à dix ans. La majorité des enfants qu’ils tentaient d’expatrier vers la France, d’une manière pouvant véritablement être considéré comme un véritable kidnapping n’étaient en fait ni malade, malgré les maquillage mis en place par « Children Rescue » – nom de l’arche de Zoé, durant ses méfaits -, ni orphelins, ni en danger directe de mort à cause de la guerre.

Nicolas Sarkozy, va donc maintenant négocier au Tchad, pays dans lequel la population est très remontée contre la France, la libération en premier lieu des journalistes et des hôtesses espagnoles. Le sort des membres de l’Arche de Zoé pourra aussi être évoqué, mais envisager leur jugement en France semblerait être un affront envers le Tchad et sa population. D’autres part, même en France, beaucoup de personne trouvent normal que le Tchad juge lui même les personnes ayant causé, par leur manque de réflexion, déjà bien plus qu’une crise diplomatique.

Vendredi, le porte-parole de l’Elysée, avait souligné que la « première priorité » de Paris était d’obtenir la libération des trois journalistes français et du personnel navigant espagnol – sept hôtesses et stewards – détenus avec les six membres de « L’Arche de Zoé ».

A N’Djamena, déjà très impliqué avec son pays, l’Espagne, le consul d’Espagne au Cameroun est positif, pour lui les membres de l’équipage de l’avion espagnol, sont étrangers aux manigances éventuelles de « Children rescue », ainsi son excellence Vicente Mas, a déclaré il y a quelques heures ce dimanche, « Je suis sûr qu’ils vont être libérés ».

L’ambassadeur français lui n’a pas soufflé mot aux journalistes lorsqu’il quittait la prison où sont détenus les européens et leur complices tchadien dans ce qui désormais est l’affaire « Arche de Zoé ».

En France l’affaire n’a pas été des plus brillante, notamment pour les services de l’état. en effet la France savait très bien ce que complotait l’Arche de Zoé, les membres de cette ONG ont même était auditionné, mais rien, personne ne les a pas empêcher de commettre au Tchad une action totalement illégale, et peut-être, la justice le dira, criminelle. L’arrivée de Sarkozy au Tchad, semble ridiculement discutable, la France ferait-elle sa propre justice en Afrique, lavant son linge sale sur la scène internationale ?

En tous les cas, l’opposition tchadienne elle, est révolté, comme beaucoup de tchadiens, par la venue de Sarkozy au Tchad, la presse est acerbe sur internet, sur cette venue. alwihda Info, dans un papier se revendiquant de l’opposition au président Idriss Deby « alwihda info » se pose a sa manière des questions qui ne semblent pas si « bêtes » : « l’opposition en exil a la ferme conviction qu’Idriss Deby était responsable en amont et en aval voire au courant de tout le processus de cette opération qui a pris finalement une ampleur politique et médiatique à même de l’éclabousser d’où l’urgence est de changer de discours et autoriser la libération justement pure et simple de ces Français. A cette position des membres de l’opposition en exil s’ajoute celle de l’opinion publique tchadienne qui estime que la souveraineté tchadienne est ici bafouée et marginalisée par la France. A la faculté des sciences juridiques et politiques de Moursal à Ndjaména au Tchad, Alwihda info a joint en début de matinée un professeur de droit , juriste, internationaliste écœuré par l’immixtion et l’arrivée de Sarkozy, il laisse entendre son amertume : “Je me pose la question de la souveraineté tchadienne dans cette affaire. J’ai l’impression que la France a un mot sur la souveraineté au Tchad.


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