Affaire Tigo (suite)

Selon des sources bien concordantes, l’affaire Tigo, révèle une foie encore de plus que dans ce pays les entreprises chiffonnent les employés.

Cette affaire qui a commencé avec un simple contrôle routinier comptable à un objectif bien précis. C’est en fait un règlement de compte sur un fond de leadership. Le contrôle en soit n’est donc qu’un aspect de forme créant l’apparat. Malheureusement, l’aboutissement de ce contrôle risquerait d’être si on ne fait pas, au dépend des employeurs qui payeront alors le pot cassé. Car j’ai l’impression qu’on est dans un système.

En effet, après avoir pressentie la manière dont cette affaire aboutira, le « directeur général » aurait demandé à son intérim (le Directeur Technique) d’arrêter l’audition. Mais ce dernier connaissant bien la suite que prendra une telle injustice, s’obstinent alors à persévérer sur la voie de la déchéance. Après tous quelqu’en soit l’issue de ce problème, il a plus à gagner qu’à perdre. C’est pas lui le chef.

Deuxième aspect, on a eu à constater des vices dans la prise des décisions. Les employées se voient attribuer des notes des décisions contradictoires dans leur fond que dans leur forme. On décide d’une chose aujourd’hui pour un employé et demain, on fait sont contraire. Est-ce digne d’une administration qui se respect ? Le comble dans ce soit disant administration est que les chef hiérarchique des départements et services, qui sont censé être au parfume des accusations portées a l’endroit de leurs agents immédiats refusent de porter le fardeaux, que chacun se débrouille, rejetant de ce fait toutes responsabilités qui sont d’ailleurs le leur. Car, lors des cessions budgétaires de n’importe quelle entreprise, les responsables départementaux sont consultés sur la consistance et la forme sur chaque poste budgétaire de leur département et services respectifs. Donc, le forfait alloué à l’hébergement aux agents de Tigo, était, a priori, dans sa forme que dans son utilisation, la proposition de ces responsables. Pourquoi rejet on alors ses responsabilités ? De quoi craint on ? Y a il une menace ou une intimidation de la part de la hiérarchie qui pèse sur ces responsables.

Et dans tous ça, on ne sent aucunement l’odeur du Directeur Financier. En principe, le contrôle comptable et financier d’une entreprise, quelque soit sa forme, doit émaner de lui ou du moins l’impliquer. Cherche t on à réparer les défauts ? La suite de cette affaire nous dira la vérité.

Au delà de ces dégâts internes, l’affaire Tigo cause des dégâts collatéraux plus grave en offensant les hautes institutions de la république. Imaginez vous, en plein échange au milieu des nombreux agents nationaux, un « expatrié », s’attribut un tel courage d’offense les hautes institutions de la république en ces termes : « …avec votre justice corrompue … » « …Vos Ministre même gagnent combien … » « …vos militaires en mission dorment au rat le sole … » ne dit on pas que tous ce que tu sort de la bouche a toujours son conséquence. Ce pourquoi, les paroles doivent être permanemment modulés. Imaginez-vous une telle dérive. Rendez vous compte de l’excès de zèle de ce responsable ? Pourquoi s’acharne t – il contre les institutions de l’état ? A t-il besoin de cela pour temporiser la situation ? Ou tous simplement un intouchable.

Cette affirmation proférée par un haut responsable d’une société sans qu’il ne soit gêné ni de prêt ni de loin nous laisse croire que dans ce pays les règles sont érigées en système. Si on y accède, on sera au dessus des règles et par conséquent on n’a peur de rien. La progression de cette affaire nous donne raison quant à l’impunité dont jouissent certains hauts placés.

Cet fois ci, il question de combat d’un contre tous ? Si on ne fait pas montre de sagesse dans la prise de l’ultime décision à l’encontre de son « adversaire », nous auront l’occasion de mesurer si notre justice est une justice corrompue comme l’affirme Tigo.

M. Oumar
N’Djamena Tchad


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