Reaction à l’article de Ali Souleymane – Hissein Habré : l’homme qui maltraita son peuple

Les deux articles d’Ali Souleymane sur Hissein Habré ne sont qu’une suite de délires et d’élucubrations. Pour lui, Le fils de Billah Korey et de Habré Michala est tout, sauf un dictateur qui a envoyé dans l’au-delà plus de 40.000 de ses compatriotes.

Continuez, monsieur Souleymane, à encenser votre Boss de tous les bons épithètes et attributs que vous voulez mais de grâce ne parlez pas au nom du peuple Tchadien et de l’Afrique noire en général.

Ce peuple tchadien ressent encore dans son corps et dans son âme les séquelles des affres ce que votre héros lui a infligé. Il n’a été qu’un dictateur qui a profité de la guerre contre la Libye pour appauvrir ses compatriotes et en tuer d’autres.

Dans certaines contrées du Tchad, Hissein Habré rime avec FAN (Forces Armées du Nord). A l’énoncé de ces deux noms, les populations se mettaient en abri sûr, généralement dans les forêts denses. Les survivants de cette époque en sont encore traumatisés.

Vous qui connaissez si bien Hissein Habré, emmenez-nous dans sa biographie jusqu’à dans les années 84-85-86 dans le sud du pays.

L’on ne peut pas parler de la construction et de l’unification d’un pays en cherchant à éliminer une partie de son élite intellectuelle. Voilà, hélas, ce que votre héros a fait.

Il a massacré les élites sudistes et, plus tard, Hadjerai.
Et lorsque de braves gens veulent revendiquer justice pour les victimes, vous criez au voleur et à la vendetta. Je passe sur le cas de Reed Brody, mais votre attaque contre Djondang m’écœure et me désole.

Ca m’écœure parce que vous pensez que Djondang est un divisionniste, slogan que votre guide éclairé a utilisé pour tuer 40.000 de ses concitoyens. Je ne vois rien de divisionniste dans ses écrits, à moins que vous n’ayez une façon erronée de lire entre les lignes.

Je suis désolé pour vous car vous n’arrivez pas à la cheville de Djondang en termes d’intellectualisme, ce que vous semblez lui nier. Je ne connais ce dernier que par ses écrits mais comparés aux vôtres, il n’y a pas match.

De la bande d’Aouzou, parlons-en. A supposer que Ngarta l’avait vraiment cédée à Kadhafi, le fils de Billah Korey et de Habré Michala, s’il était si intelligent, devait porter l’affaire devant la justice de la Haye au lieu d’entrainer les fils du Tchad dans une guerre inutile ou les pertes en vies humaines étaient incalculables. Parallèlement votre boss ruinait les travailleurs, les commerçants et les paysans en effort de guerre. Le Camerounais Paul Biya a pu récupérer Bakassi de l’occupation nigériane sans effusion de sang ; il ne se fait pas pour autant appeler guide éclairé.
Aujourd’hui le peuple tchadien réclame justice et il l’obtiendra. Hissein Habré doit répondre de ses actes.

Encore un dernier mot : révisez votre linguistique Sara. Ngarta ne signifie pas Dieudonné.

Yankal Jacob
yankalcob@yahoo.fr


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