La Diaspora Tchadienne de France(DTF) fait des mécontents

La soirée dansante de La Diaspora Tchadienne de France organisée le 09 mai 2009 aux Salons Wilson a fait des mécontents parmi les 150 personnes (chiffre approximatif) qui se sont acquittées de leur droit d’entrée de 30 euros dans l’espoir de passer une fête inoubliable. A part le buffet, rien n’a été fait pour que la fête soit une réussite. L’animation assurée par le DJ du Studio Tchad-Jovalis (son et lumière) n’a pas du tout été à la hauteur de l’attente du public. L’animation musicale était inadaptée aux habitudes musicales des Tchadiens de la Diaspora dont la plupart est plutôt habitué au répertoire très varié de la musique africaine.

Quant au service, on peut épiloguer très longtemps là-dessus : dès 2h du matin, le bar ne pouvait plus répondre aux demandes des invités pour certaines boissons, tout simplement parce que la quantité prévue était largement insuffisante. Toutefois, nous tenons à féliciter les deux jeunes filles qui se sont surpassées pour le service.

A 4 heures du matin, lorsque le président de la DTF a eu la gentillesse de demander à ses invités de vider la salle car c’est l’heure, la tension était vive dans la salle : les gens ont payé 30 euros pour une prestation médiocre, et ils doivent partir dare-dare alors que les métros et RER ne sont pas encore en service.

Et malgré, l’intervention d’un compatriote, bien connu du personnel des Salons Wilson, qui a obtenu que la fête se poursuive jusqu’à 5h30 du matin, le DJ va refuser de passer de la musique sous prétexte qu’il a déjà mis ses appareils hors-tension.

Ces ratées à la suite de celles ayant déjà présidées à la fondation de l’Association font un peu désordre. En effet, lors de la première Assemblée générale constitutive, la délégation de Lyon, venue avec un dossier bien préparé, a été frustrée. Toutes les propositions de l’ACTRA par rapport aux textes de base ont été systématiquement rejetées et ceux qui étaient venus défendre leur point de vue traités de « saboteurs ».

De plus en plus, les Tchadiens expriment leur mécontentement par rapport à ce mauvais départ.

Le président de la DTF, sous prétexte de vouloir aller vite, veut imposer sa vision et sa méthode sans consultation de la base. D’ailleurs, de nombreux Tchadiens trouvent précipitée l’organisation de cette soirée dansante, de même que cette fuite en avant pour les cotisations, alors que le programme du Bureau de la DTF n’est pas encore connu. Cela suscite hélas de la méfiance.

La location d’une salle aussi chère pour une soirée qui va regrouper à peine une centaine de personnes est un échec sur le plan de la mobilisation et aussi sur le plan financier.

Il est temps de se ressaisir et d’aborder les problèmes concrets des Tchadiens de France, notamment ceux qui se posent à eux ici en France, mais aussi ceux qui se posent à eux lorsqu’ils souhaitent retourner ou investir dans leur pays (par exemple comment peuvent-ils investir ou contribuer au rayonnement économique social et culturel du Tchad par des activités concrètes).

Irénée MOUDALBAYE
Entrepreneur Culturel


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